Point presse de Catherine Trautmann Ministre de la Culture et de la Communication concernant les nominations dans le domaine du spectacle vivant
mardi 1er février 2000

José Montalvo

Né à Valence en 1955 - fils de réfugiés espagnols - José Montalvo voulait, enfant, rencontrer Jean de la Fontaine en chair et en os. Il se souvient de l'éblouissement heureux et excité qui le saisissait à la vue de toutes les jupes tourbillonnantes de la compagnie Flamenca, dans laquelle dansait sa mère, qui sut, aussi, lui faire partager son goût pour les comédies musicales américaines. Avec son père (architecte), il découvre l'univers burlesque du cinéma muet. Au sortir de l'adolescence, il entreprend des études d'histoire de l'art et d'arts plastiques, et se met à adorer la constellation "dada" et ses innombrables inventions. Il se passionne aussi pour les artistes dont l'effervescence créatrice jaillit du mélange des langages.

Quelques années plus tard, il mène parallèlement à ses études universitaires, l'apprentissage de la danse auprès de l'américain Jerome Andrews, ainsi que de Françoise et Dominique Dupuy, disciples du chorégraphe "expressionniste" Jean Weidt. Il danse dans leur compagnie "Les Ballets modernes de Paris" et enrichit sa formation en suivant les stages de Carolyn Carlson, Lucinda Childs, Alwin Nikolaïs et Merce Cunningham.

José Montalvo commence par réaliser de courtes pièces ludiques, sortes d'aphorismes chorégraphiques, de fugaces mini-romans d'émotions dansées, tour à tour dérisoires, érotiques, tragiques , comiques, pour lesquelles il reçoit différents prix internationaux aux concours de Nyon, en Suisse (1986), Paris (1987), Cagliari, en Italie (1988). Ces pièces sont interprétées par Dominique Hervieu : c'est le début d'une aventure artistique et d'une profonde complicité, qui donnera naissance à la Compagnie Montalvo-Hervieu (1988).

En 1989, il s'engage dans une voie nouvelle : la création d'événements in situ, qui proposent aux habitants d'une ville une pièce chorégraphique écrite sur mesure pour eux . Oeuvres éphémères qui permettent à ceux qui le souhaitent d'entrer concrètement dans la danse et d'en éprouver les sensations et les émotions. Danses à voir et à danser rassemblent entre trois cents et trois mille personnes de tous âges, de tous les horizons et constituent, sur un mode ludique, une tentative de reconquête de la fête et du plaisir de danser.

En juillet 1993, il participe aux "Arts Etonnants", dans le cadre du Festival Paris Quartiers d'Eté. A l'initiative de Michel Reilhac, il propose au public du "Bal Moderne" de se réapproprier la danse à travers des pièces à danser soi-même.

Sur la Scène nationale de Mâcon, il crée en novembre 1993, avec la complicité du vidéaste Michel Coste, Double Trouble, pièce inaugurale qui confronte l'image technologique et la présence physique des corps des danseurs. Depuis cette période, José Montalvo et Dominique Hervieu s'investissent dans la production d'un ensemble d'oeuvres qui se répondent et qui, tout en se suffisant à elles-mêmes, puissent être un jour saisies dans leur ensemble, à la manière d'une grande fresque baroque : Hollaka, Hollala (1994), La Gloire de Jerome A (1996), Pilhaou-Thibaou (1996), Les surprises de Mnémosyne (1996) au Maggio Fiorentino pour le Ballet du Teatro Comunale de Florence.

José Montalvo crée ensuite pour "Cité Danses", au Théâtre de Suresnes, La Mitrailleuse en état de grâce, métissant sa danse à la mouvance hip-hop, préfiguration de la pièce Paradis, qui voit le jour en 1997 (et devenue depuis un succès triomphal, accueillie notamment avec enthousiasme par la critique new-yorkise, en octobre 1999).

En juin 1998, José Montalvo et Dominique Hervieu sont nommés directeurs du Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne, succédant ainsi à Maguy Marin.

Ils présentent, en création mondiale, à l'Opéra National de Paris, en décembre 1999, Le Jardin io io ito ito, avec la reprise de Paradis. Ce spectacle est une nouvelle occasion de voir saluer dans le monde entier l'originalité de cette démarche artistique.


Dominique Pitoiset

Né en 1958 à Dijon. Il fait ses études à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts à Dijon. Il entre ensuite à l'Ecole Supérieure d'Art Dramatique du Théâtre National de Strasbourg. Assistant de Jean-Pierre Vincent (Les Corbeaux d'Henri Becque, à la Comédie Française), de Manfred Karge et de Matthias Langhoff (La Cerisaie de Tchekov, à la Comédie de Genève, Le Prince de Hombourg de Kleist, au TNP de Villeurbanne), il poursuit sa carrière de comédien et de formateur.

Pour Dominique Pitoiset, l'intérêt du théâtre est de débusquer la vérité, de rechercher une nouvelle esthétique tout en installant une relation forte avec le public. Issu de la tradition théâtrale, il travaille à faire accéder, artistes et publics, une nouvelle génération au théâtre. D'où son implication dans la création et la formation.

Par sa capacité à mobiliser les énergies, à créer des synergies, il a créé, en 1983, la compagnie En attendant, qui devient en 1988 la compagnie Pitoiset et s'installe à Dijon.

Reconnu comme l'un des metteurs en scène les plus intéressants de sa génération, il a été désigné comme personnalité de l'année 91 par Le Figaro. Après plusieurs voyages à Berlin où il a gardé de bons rapports professionnels avec Matthias Langhoff, il noue de chaleureux et fructueux contacts avec la jeune génération des créateurs allemands, permettant ainsi à la Compagnie Pitoiset de porter l'image de Dijon bien au-delà de ses frontières.

Dominique Pitoiset dirige de nombreux stages de formation : à Dijon dans le cadre de Théâtre en Mai ou des ateliers du Nouveau Théâtre de Bourgogne, à Strasbourg avec les élèves de l'Ecole Supérieure d'Art Dramatique du Théâtre National et à Lausanne avec la section d'Art dramatique du Conservatoire où il enseigne régulièrement. Cette activité permet à la Compagnie Pitoiset de faire connaître son travail aux plus jeunes et de faire en sorte qu'une nouvelle génération d'acteurs et de spectateurs s'intéressent aux œuvres des répertoires classique et contemporain.

Parcours et mise en scène :
1981 Mise en scène Agamemnon d'Eschyle, au TGP de Saint-Denis.
1983 Création de la Compagnie "En Attendant".
1985 Matériau Médée - Paysage avec Argonautes d'Heiner Muller (RDA) à Dijon.
1986 Comédienne d'un certain âge pour jouer la femme de Dostoïevski d'Edvard Radzinski (URSS) au Festival de Semur-en-Auxois.
Reprise à Chalon-sur-Saône et Genève (24 représentations).
Saison Le Pélican d'August Strindberg (Suède) au Nouveau Théâtre de Poche à 88/89 Genève
La Compagnie "En attendant" devient "La Compagnie Pitoiset" et s'installe à Dijon.
1989 Préparation de Le Misanthrope de Molière.
1990 Création de Le Misanthrope et première partie de tournée.
1991 Poursuite de la tournée du Misanthrope. Préparation de Timon d'Athènes. Création en Octobre, tournée et représentation à Paris au Théâtre de l'Athénée Louis Jouvet
1992 Poursuite de la tournée de Timon d'Athènes. Préparation de Timon d'Athènes. Préparation du Faust de Goethe - début des répétitions en décembre à Dijon.
1993 Faust de Goethe.
1994 Création de Oblomov d'après Ivan Gontcharov, pour lequel il reçoit le grand prix de la critique en 1995.
1996 Le Procès d'après Franz Kafka, créé au festival d'Avignon
1998 Les Brigands d'après Schiller au Théâtre national Dijon Bourgogne et au Théâtre de la Ville à Paris
1999 Don Giovanni de Wolfgang Amadeus Mozart et Falstaff de Giuseppe Verdi à l'Opéra National de Paris


Catherine Anne

Née en 1960 à Saint Etienne ENSATT, Ecole de la rue Blanche (1979 à 1980) Conservatoire National d'Art Dramatique de Paris (1981 à 1984).

Ecriture
Demain le soleil - 1980
L'attaque du train postal - 1987
Une année sans été - 1987
Combien de nuits faudra-t-il marcher dans la ville - 1988
Eclats - 1989
Tita-Lou - 1991
Cent millions qui tombent - 1991
1911-1991 Co-écriture avec Roland Fichet et Eloi Recoing d'un troisième acte à la pièce inachevée de Georges Feydeau
N'Etre - 1993
Court texte pour un spectacle collectif intitulé Récits de naissance
Le temps turbulent - 1993
Ah ! Anabelle - 1993
Agnès - 1994
Ah la la ! Quelle histoire - 1995
L'impromptu du bord de l'eau - 1994
Surprise - 1996
Nuit pâle au palais - 1996
Ecrit pour Philippe Faure, Henri Texier et Daniel Znyk. Aseta - 1996
Courte pièce demandée par Amnesty international pour figurer dans un recueil de onze pièces inédites " Théâtre contre l'oubli "

Le crocodile de Paris - 1997
Trois femmes - 1999

Mise en scène
1977 - Les grandes vacances d'après " Sa Majesté des Mouches " de Golding, adaptation Catherine Anne (Salle Jeanne d'Arc à Saint Etienne)
1982 - Une petite chambre circulaire d'après R.-M. Rilke (salle Jeanne d'Arc à Saint-Etienne, puis Théâtre de la F atte à Lyon
1984 - La journée d'une rêveuse de Copi (Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris)
1987 - Une année sans été de Catherine Anne (Théâtre de la Bastille à Paris puis festival d'Automne et tournée en 1989)
Chaleur d'Ewa Pokas (Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis)
1988 - Combien de nuits faudra-t-il marcher dans la ville de Catherine Anne (Théâtre de la Bastille à Paris et tournée en 1989)
1989 - Eclats de Catherine Anne (festival d'Avignon puis théâtre Paris Villette / Théâtre de la ville à Paris, puis tournée)
1991 - Tita-Lou de Catherine Anne (Théâtre Nanterre-Amandiers et tournée en 1992)

1992 - La Ralentie et Chaines de Henri Michaux (Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis)
1993 - Le temps turbulent de Catherine Anne (Le Sorano à Toulouse, puis CDN d'Orléans, puis Théâtre Nanterre-Amandiers)
Ah ! Anabelle de Catherine Anne (Plusieurs lieux non théâtraux à Saint-Denis et tournée en 1994-95)
1994 - Agnès de Catherine Anne (Théâtre Gérard Philippe à Saint-Denis et tournée en 1995)
Ah là là ! Quelle histoire de Catherine Anne (Théâtre Gérard Philippe à Saint Denis et tournée en 1995)
L'impromptu du bord de l'eau de Catherine Anne (Festival de Saint-Herblain)
1996 - Surprise de Catherine Anne (Théâtre de l'Aquarium et tournée)
1997 - Les quatre morts de Marie de Carole Fréchette (Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis)
Le crocodile de Paris de Catherine Anne (Théâtre des jeunes spectateurs de Montreuil)
1999 - Trois femmes de Catherine Anne (Théâtre de la Tempête, Paris, puis tournée)

Jeu


1980 - Demain le soleil de Catherine Anne mise en scène P. Chaussat, Avignon off

1981 - Le bouc de R W Fassbinder mise en scène J C Grinevald, Comédie de Paris

1983 - Climats tempérés de J C Buchard, mise en scène de J C Buchard, Hôpital du Kremlin-Bicêtre
1984 - Andromaque de Racine, mise en scène de J C Buchard, Théâtre de la Bastille

1985 - Le professeur Taranne d'Arthur Adamov, mise en scène J. Lassalle, théâtre national de Strasbourg
Les soldats de Lenz, mise en scène C Régy, Théâtre de la Bastille

1986 - Le plaisir des autres d'Agnès Mallet, mise en scène G. Gleizes, théâtre 14 J M Serreau

1987 - Chaleur d'Ewa Pokas, mise en scène C Anne, Téâtre Gérard Philipe (Saint-Denis)

1990-91 - La maman et la putain de Jean Eustache, mise en scène de J L Martinelli, théâtre de Lyon

Cinéma
Une semaine de vacances de Bernard Tavernier
Caméra court-métrage d'Alain Goustard

Activités de formation
Stage d'initiation théâtrale en ateliers de formation professionnelle, au Festival d'Alès en 1988, au TGP de saint-Denis en 1991 et en 1994 dans le cadre d'une résidence, à Nairobi en 1992, à Rouen en 1994, à Strasbourg en 1994 et en 1995 à l'Ecole du TNS. Professeur à l'ENSATT (rue Blanche) janvier à juin 1996. Spectacle de sortie pour les élèves : Une étape africaine (texte écrit pour le groupe). Joué au théâtre de la commune d'Aubervilliers Anime trois stages de formation (dix semaines) dans les CDN de Nancy, Saint-Denis et Rouen sur un texte en cours d'écriture (suite de Une étape africaine)


Stéphanie Aubin

Danseuse et chorégraphe française née en 1958, Suit d'abord une formation classique.

Elle découvre la danse post-moderne américaine auprès de Steve Paxton et Simone Forti, participe à la fin des années 70 aux ateliers de la Sainte-Baume, et se forme à l'école américaine de Merce Cunningham et surtout de Trisha Brown. De ces divers enseignements, Stéphanie Aubin retiendra moins un "style" ou une "manière", qu'une "fluidité", une liberté extrême, toujours alliée à la rigueur et à la réflexion. La rencontre avec John Cage est également déterminante.

Stéphanie Aubin développe son propre langage chorégraphique en manifestant un intérêt profond pour le croisement avec d'autres champs artistiques, notamment la voix et la musique, l'image cinématographique, les arts plastiques. Il s'agit pour elle "de créer des passerelles, d'inventer des croisements, de prendre le risque de métamorphoses réciproques".

Elle fonde en 1985 sa propre compagnie, la Compagnie Larsen, et y place ses propres créations sous le signe de l'effacement des frontières entre les artistes et les disciplines. Elle travaille ainsi avec des réalisateurs d'émissions radiophoniques (Frédérique Leroux), des compositeurs (Denis Levaillant, Michel Musseau, Nicolas Frize), ou encore des "explorateurs" de la lumière (Michel Marie) ou de l'image cinématographique (Dominique Brunet), et n'hésite pas à faire danser le choeur et les solistes au même titre que les danseurs dans "Armide" de Lully (1992, avec La Chapelle Royale de Philippe Herreweghe à l'Opéra d'Anvers et au Théâtre des Champs-Elysées) et "Orphée" deGlück (1995, à l'Opéra du Rhin-Strasbourg).

Ce besoin d'ouvrir le spectacle chorégraphique sur le monde conduit Stéphanie Aubin, à travers de nombreuses rencontres (Odile Duboc, Lila Green, entre autres), et bien d'autres confrontations (travaux in situ, technologies en temps réel...), à construire une œuvre parmi laquelle on peut citer le duo "Dédoublé" (1986), "Post-Scriptum" (1989), "L'art de se taire" (1991), "Orphée, mettez-y du votre...", pièce pour 6 danseurs et 3 films d'ombres (1992), "Dédicaces" pour 9 danseurs et voix (1993), "Création", projet en 3 volets dont un pour le Lyon Opéra Ballet (1996)...

Sa compagnie est en résidence au Centre Culturel Aragon de Tremblay-en-France, où elle développe de multiples actions en direction du public.


Gilberte Tsaï

Née, en 1949, à Paris de père chinois et de mère française, Gilberte Tsaï a passé son enfance et son adolescence à Lyon, où elle a découvert le théâtre, non pas au Conservatoire, mais dans une troupe d'amateurs. En 1974, GilberteTsaï a fondé, à Lyon une compagnie et lui a donné son nom, le théâtre Tsaï ; elle l'a emmené de Lyon à Strasbourg, de Strasbourg à Paris. Elle a mis en scène des pièces, des récits, des spectacles musicaux ; elle a adapté des textes d'Honoré de Balzac, d'Italo Calvino, de Robert Walser. Elle a travaillé avec des marionnettes, des enfants, des comédiens amateurs ; elle a collaboré avec des musiciens, des peintres, des écrivains, un paysagiste. Installée à Strasbourg à partir de 1976, elle noue bientôt des liens privilégiés avec l'équipe du Théâtre National que dirige alors Jean-Pierre Vincent, avant de se lancer dans une expérience à haut risque : faire jouer par des comédiens-enfants des textes réputés difficiles et destinés aux seuls adultes. Elle va jusqu'à commander des réflexions philosophiques à Philippe Lacoue-Labarthe, Jean-Luc Nancy, Hélène Cixous... Les pages recueillies semblent injouables. Or, contre toute attente, les enfants les rendent concrètes et limpides à la fois, en leur apportant une aura d'étrangeté. Le succès est total. En l986, elle cesse de travailler avec ses jeunes interprètes pour inventer des formes scéniques nouvelles, souvent pluridisciplinaires - avec des musiciens, des chorégraphes, des peintres, -à partir de récits sollicités, ou de textes non dramatiques choisis au fil de ses lectures. L'événement fondateur de cette nouvelle période, c'est " Voyage en Chine intérieure ", qui réunit une trentaine de Chinois de la diaspora, de tous âges et de toutes situations sociales, invités par elle à raconter leur histoire. Créé au Festival d'Avignon et repris au TEP et en tournée internationale, ce spectacle lui permet de rendre hommage à son père et de rétablir les liens rompus avec ses origines. Puis, elle part elle-même en Chine, en 1987, pour trois mois, avec une bourse de la Villa Médicis hors les murs. En 1991, " Tableaux Impossibles " naît de ses rencontres avec des plasticiens : Gilles Aillaud, Jan Voss, Piotr Kowalski, François Martin et quelques autres lui ont parlé du tableau idéal qu'ils n'avaient jamais pu réaliser et qui, pourtant, les faisait avancer. A partir de leurs confidences, avec des images, des éléments de scénographie, des textes, elle a tenté de donner à voir ces tableaux, tour à tour dans des musées et sur des scènes nationales. Un livre, édité par Christian Bourgois, garde la trace de cette expérience

Il n'y a pas loin de l'art au jardin. Elle rêve cette fois un spectacle sur les jardins qui se joue dans un vrai jardin inventé pour le spectacle par le jardinier-paysagiste Gilles Clément. C'est " La main verte ", créé en janvier 1994 Puis c'est " Conversations entre onze heures et minuit ", un montage de textes de Balzac, ensuite " La Promenade ", l'adaptation pour le théâtre d'une nouvelle de Robert Walser, et enfin - retour à ses origines - pour le Festival d'Automne dédie en 1998 à la Chine, elle crée " Noces de Bambou ". Depuis, elle continue à travailler hors des sentiers battus, ouverte à toutes les expressions contemporaines. Le théâtre de Gilberte Tsaï ne se constitue pas à partir du répertoire, ni à partir d'œuvres littéraires adaptées pour la scène. Quel que soit le pôle choisi - la Chine et des récits de chinois émigrés pour " Voyage en Chine Intérieure " , la peinture pour " Tableaux impossibles ", le jardin pour "La Main Verte ", à chaque fois le théâtre est aéré, secoué, entraîné : métisse et nomade à la fois. Le ciment qui fait tout tenir ensemble réside avant tout dans une attention discrète et tenace à ce qui est vivant.

Autres créations:
1974 - Ceci n'est pas une pomme
1976 - Neige-blanche et Roserouge
1977 - Une cuiller pour papa, une cuiller pour maman
1979 - Les Transparents - 1980 A Contrejour
1982 - Tel un enfant à l'écart de Michel Deutsch au Théâtre National de Strasbourg.
1989 - Tales of Exile (d'après "Les villes invisibles" d'Italo Calvino). Création à New-York au Lincoln Center dans le cadre du Bicentenaire de la Révolution Française, en collaboration avec la chorégraphe sino-américaine Ruby Shang.
1992 - Appartement témoin (théâtre en appartement) et De plein fouet de Mohamed Rouabhi au Théâtre de la Cité internationale dans le cadre du Festival d'Automne.
1993 - L'importance d'être d'accord - Opéra didactique de Brecht. Création en juin 1993 au Théâtre Granit de Belfort.


Le discours de Catherine Trautmann
Les procédures de nomination des dirigeants des réseaux publics du spectacle vivant

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