Je voudrais dabord vous dire le plaisir
que jai de participer avec vous à cette inauguration
du 5éme Milia, marché des programmes
interactifs.
Au moment où le gouvernement met en place
les différentes mesures du programme daction pour préparer
lentrée de la France dans la société de
linformation, il est important, sans denier un retard qui
devait être acté, de souligner le dynamisme des
entreprises françaises, la créativité de
leurs équipes, leur capacité dinnovation, leur
maîtrise des technologies de linformation.
Je ne crois pas que nous devions avoir lil
fixé systématiquement sur loutre Atlantique.
La société de linformation se développe
en Europe. Reconnaissons aussi nos réussites et nos points
forts.
Cest en ce sens que je voudrais madresser
aux entreprises, en particulier de lédition multimédia,
et à leurs responsables.
Normalement, 1998 devrait voir un développement
du marché. Le public va bien sûr devenir de plus en
plus exigeant quant à la qualité des titres, mais la
progression de léquipement, encouragé par la
baisse des prix, devrait tirer la diffusion du multimédia.
Les dispositions prises par le gouvernement dans
les secteurs de lenseignement et de la culture se traduiront
aussi par une extension importante du parc dordinateurs, et
par une demande tout aussi importante de multimédia. Ce
sera le cas en particulier avec les médiathèques, et
les espaces culture multimédia.
Il nest pas impossible que 1998 soit lan
01 de linternet grand public en France. Cest pourquoi
jai souhaité que le ministère de la culture et
de la communication sassocie à la préparation
de la fête de linternet, due à linitiative
de plusieurs associations de ce secteur.
Une des priorités gouvernementales en ce
qui concerne le multimédia et linternet, est le développement
des contenus, en particulier des contenus de type culturel. Dans
le cas des industries de communications, en effet la maîtrise
des technologies nest pas séparable de la maîtrise
des contenus.
Les aides au secteur de lédition
multimédia sont en progression sensible. Le Centre National
de la Cinématographie qui contribue fortement - depuis neuf
ans - au développement de ce secteur disposera en 1998 dune
capacité globale de financement dà peu près
25 MF, soit une progression de près de 50 % par rapport à
1997. Depuis 1996, le CNC soutient non seulement des cédéroms,
mais aussi des programmes en ligne.
Jai demandé au CNC de prendre les
mesures nécessaires à partir du 1er
janvier 1998 pour encourager aussi les adaptations en langues étrangères
et les opérations de promotions dintérêt
collectif. Cétait une des préoccupations des éditeurs
et jaccorde de limportance à la mise en place
de cette aide.
Les avances du CNC sont complétées
par dautres aides sectorielles, pour les éditeurs de
livre et pour la presse. Il existe de nombreux projets intéressants
à linitiative de la presse quotidienne, nationale ou
régionale, et des magazines. Un financement important, plus
de 20 MF, sera disponible en 1998.
Jencourage les responsables dentreprises
à solliciter ces différents fonds davance et
de soutien. Je sais que nombre dentre vous les connaissent,
mais dautres les utilisent peu ou les ignorent. En général
les procédures ne sont pas très complexes ; si
elles le sont, il faudra les simplifier. Bien évidemment, cest
la présence de nombreux projets qui permet doptimiser
lusage de ces aides publics.
Je mesure bien que les mécanismes dintervention
liés à des projets ne permettent pas de répondre
à toutes les attentes des entreprises elles-mêmes, ou
du secteur des entreprises multimédia.
Les relations avec les organismes publics qui gèrent
le patrimoine, linformation et la participation aux activités
de lunion européenne, les questions de droit, de réglementation,
de fiscalité, le contexte financier général,
la diffusion à létranger, lutilisation
des procédures que le Ministère de lEconomie,
des Finances et de lIndustrie va mettre en place : voilà
quelques exemples de dossiers qui nécessitent une relation
entre le Ministère de la Culture et de la Communication et
les entreprises qui ne se résument pas à lintervention
très nécessaire pour soutenir les projets.
Le CNC va donc etudier, avec les services du
ministere de lEconomie, des Finances, et de lIndustrie,
et en concertation avec les représentants des professions,
un dispositif souple, dynamique pour de meilleurs relations entre
le Ministère et vos entreprises.
Aux professionnels, aux responsables des
entreprises du multimédia, je dis simplement : le
Ministère de la Culture et de la Communication est votre
Ministère. Et à tous, je vous souhaite un excellent
Milia 1998. |