Discours et communiqués de presse
Faire vivre la diversité culturelle
Intervention devant les agents de coopération et d’action culturelle
“ Journées du réseau ” - Palais des Congrès

19 juillet 2005


Mesdames, Messieurs,
Chers amis,


J’ai eu l’occasion de rencontrer nombre d’entre vous lors de mes déplacements et lors des Rencontres pour l’Europe de la culture. Je me félicite que les journées du réseau nous permettent de nous retrouver et de réfléchir ensemble au sens de votre action.

Car vous êtes au cœur de l’action extérieure de l’Etat. La culture est au cœur d’une stratégie politique destinée à répondre à la crise d’identité à laquelle ni la France ni l’Europe n’échappent aujourd’hui et qui explique pour une grande part les soubresauts du monde.

C’est une conviction personnelle à laquelle je suis profondément attaché : je crois que l’un des défis essentiels des responsables politiques aujourd’hui est de donner à nos concitoyens la mesure de la force que représente une identité solide, pour affronter la mondialisation et s’ouvrir à l’autre sans craindre de se renier soi-même.

Je crois qu’avec la mondialisation, le rôle de la diplomatie culturelle se renouvelle entièrement. Il n’est plus seulement de se mettre au service des artistes, des créateurs, des professionnels de la culture et de l’audiovisuel. Il ne se limite pas davantage à servir notre influence nationale, ce qui reste évidemment essentiel. Mais il est de faire vivre et de faire ressortir la force des identités, d’une façon pacifique et respectueuse de l’autre, dans un monde dans lequel la plupart des conflits sont d’abord des conflits d’identité.

L’idée de la diversité culturelle, vous le savez, s’est développée sur le modèle de la diversité biologique, sur le fondement d’une même aspiration à une meilleure maîtrise de la mondialisation, dans la diversité des identités.

Dans cette perspective, l’expression « faire vivre la diversité culturelle » résume assez fidèlement l’ambition qui doit être la nôtre aujourd’hui. C’est une question identitaire pour les personnes comme pour les civilisations : comment être soi parmi les autres ? C’est une question économique très concrète : comment répondre à la massification des industries culturelles et préserver les moyens de créer et de diffuser une culture originale dans un monde de libre-échange ? C’est aussi une question diplomatique : comment se donner les instruments juridiques nécessaires dans le cadre des Nations Unies et comment faire en sorte que l’Europe se donne une volonté politique au service de la culture ?

Qu’on la considère comme une chance extraordinaire à saisir pour la circulation des idées, des personnes, des œuvres et des produits, ou bien comme une menace sur nos emplois, sur notre modèle social et nos modes de vie, la mondialisation est un fait acquis. La seule question qui vaille est : que faire dans un monde global ?

Aussi permettez-moi de m’arrêter un instant sur les changements qu’introduit la mondialisation dans la vie culturelle et dans la formation des identités. Pour ma part, j’en retiens deux :

- tout d’abord, l’extraordinaire développement du tourisme international qui représente 700 millions de personnes aujourd’hui et qui a doublé en dix ans. La circulation des personnes à cette échelle est un fait historique sans précédent qui modifie la perception que les opinions publiques ont les unes des autres et le mode d’accès à la culture de l’autre.

Il s’agit pour la France d’un exceptionnel moyen de se faire connaître et de se faire aimer puisqu’elle est la première destination touristique dans le monde avec 75 millions de touristes en 2003, une recette de 30,7 milliards d’euros et un effectif de 5 % des salariés de notre pays.

Lorsque l’on sait que la culture est une motivation déclarée pour la moitié des touristes qui visitent notre pays, on mesure l’importance de la culture pour l’attractivité de la France et son rayonnement international.

- deuxième phénomène, qui est plus préoccupant, le mouvement d’uniformisation de la culture. C’est un vrai risque.

- Pour le cinéma et l’audiovisuel, d’après l’UNESCO en l’an 2000, 85% des films diffusés en salle dans le monde, étaient produits dans les studios d’Hollywood ; 50% des fictions diffusées à la télévision en Europe étaient d’origine américaine, cette proportion atteignant jusqu’à 67% en Italie.

En 2003, alors que les films américains représentaient 45% des entrées en salles en France et 71% dans l’Union européenne, la part des films européens n’était que de 3,3% des entrées aux Etats-Unis. A l’évidence, la relation culturelle transatlantique est déséquilibrée.

- Dans le domaine de la musique, en 2003, cinq sociétés se partageaient 75% des parts du marché mondial de l’édition de disques (Universal Music, EMI, Sony music, Warner et BMG). Actuellement elles ne sont plus que quatre, et leur nombre pourrait même se réduire à trois si EMI et Warner fusionnent.

- Dans le domaine du livre, enfin, même si la production littéraire française se porte bien puisque, en 2004, 6000 titres français ont été traduits, parmi les dix romanciers les plus traduits au monde, neuf étaient des écrivains de langue anglaise.


Si ces chiffres concernent largement les industries culturelles, ne nous y trompons pas, c’est l’ensemble des activités de création culturelle qui est en jeu. Comme le montrent avec précision les études conduites par mon ministère sur les publics, c’est d’abord par la consommation des produits des industries culturelles, souvent chez soi, que s’effectue l’accès à la culture, et de moins en moins, par les formes plus traditionnelles, que sont les sorties dans les musées, les expositions, les lieux de spectacle vivant, ou encore les visites du patrimoine architectural et monumental. Comment imaginer que la consommation de biens culturels normalisés ne soit pas sans influence sur les capacités de création musicale, théâtrale, littéraire, ou dans le domaine des arts plastiques de demain ?

C’est d’ailleurs ce constat de nouveaux modes d’accès à la culture, par la toile et par les réseaux électroniques, qui a conduit le Président de la République à vouloir le projet de Bibliothèque numérique européenne en concertation avec l’Allemagne, l’Espagne, la Hongrie, l’Italie et la Pologne, dont j’ai installé le comité d epilotage la semaine dernière.


Tel est le contexte qui place la culture au cœur de notre stratégie politique aujourd’hui. Je souhaite suivre dans cette perspective trois lignes d’action : l’emploi, l’Europe et l’identité, pour lesquelles je souhaite pouvoir compter sur la richesse et la vitalité de votre réseau, sur votre appui, avec l’accord et le concours de Philippe Douste-Blazy, de Brigitte Girardin et de Catherine Colonna.


1°) L’emploi culturel

En application des priorités déterminées par le Premier ministre, il appartient à l’Etat de veiller avec la plus grande attention à contribuer à la création et au maintien de l’emploi culturel.

C’est un aspect qui n’est pas assez pris en considération dans notre action. L’activité culturelle crée de l’emploi et de la richesse.

En France, 439 000 emplois relèvent directement du secteur culturel. Les industries culturelles représentent à elles seules plus de la moitié de ces emplois.

Dans l’Europe à 25, on estime que 4,2 millions de personnes occupent un emploi culturel, soit 2,5% de la population active, dont la moitié dans les industries culturelles.

Cela, à mes yeux, transforme de manière évidente le travail des attachés de coopération et d’action culturelle, qui doivent non seulement être de fins connaisseurs de la culture de leur pays de résidence, non seulement être des diplomates au service de notre influence, mais de plus en plus avoir l’esprit de conquête de nouveaux marchés.

Dans les déplacements que j’effectue à l’étranger, vous pouvez compter sur mon entière disponibilité à soutenir des activités qui concourent à la création et à la sauvegarde de l’emploi : par exemple, l’architecture en Chine, la présentation du patrimoine de nos territoires sur la Grande Muraille, mais aussi la relocalisation des tournages (Midem, Unifrance film).

C’est déjà le cas dans nombre de nos postes, mais le décloisonnement entre missions économiques et missions de coopération est souhaitable. A l’international aussi, je suis le ministre de l’emploi culturel.

Garantir la préservation de notre économie de la culture, et plus généralement de l’emploi culturel, c’est aussi, alors qu’un nouveau cycle de négociation, dit de Doha, est en cours à l’OMC, s’opposer à toute nouvelle demande de libéralisation des services culturels et audiovisuels, et donc maintenir fermement la position qui a été celle de l’Union européenne depuis 1993, en indiquant clairement que les mesures de soutien financier et réglementaire, telles que les quotas, ne doivent pas être considérés comme des mesures protectionnistes, mais comme des mesures d’encouragement à la diversité des expressions culturelles.


2°) L’Europe de la culture

La France a besoin de l’Europe pour faire vivre la diversité culturelle et l’Europe a besoin de la diversité culturelle pour continuer de se construire.

L’un des traits marquants de la civilisation européenne tout au long de l’histoire, c’est l’échange, l’ouverture, la curiosité du monde extérieur et la culture de l’altérité. C’est en s’ouvrant au reste du monde que la culture européenne prend conscience de son identité et de sa singularité.

Cela dit, il existe bien une identité européenne qu’exprime et que forme la culture, depuis des siècles. Elle est l’un des fondements du projet européen d’aujourd’hui.

Dans une Europe élargie qui se cherche une conscience commune, dans une Europe qui souffre des risques de la mondialisation, je suis en effet convaincu que la relance de l’Europe passe par la culture.

J’ai décidé dès mon arrivée de faire de l’ambition européenne l’une des priorités de mon ministère en lançant trois initiatives :

- un parlement permanent de la culture, c’était le sens des Rencontres pour l’Europe de la culture qui se sont tenues à la Comédie Française les 2 et 3 mai et qui se poursuivront à Budapest à la mi-novembre et à Grenade fin avril. Comme l’a dit le Président de la République à cette occasion, “ le projet européen est par essence un projet culturel. Sans doute est-il même d’abord cela : la volonté d’un ensemble si divers de peuples et de nations de partager un même idéal de civilisation tout en restant fidèles à leurs identités respectives ”.

- une charte pour l’Europe de la culture, texte nécessaire dans le relatif silence des traités. 19 ministres de la culture ont déjà rejoint la Déclaration adoptée à Paris les 2 et 3 mai. Mon objectif est de franchir une étape supplémentaire vers un texte juridiquement contraignant, en rebondissant sur l’adoption probable de la convention sur la diversité culturelle de l’UNESCO en octobre.

- l’Europe des projets culturels. A côté des réseaux européens qui existent déjà et qu’il convient de conforter, à côté des travaux du Conseil à 25, il est apparu nécessaire de lancer des initiatives concrètes entre quelques Etats membres qui entendent aller plus vite et plus loin, en relation étroite avec la Commission européenne. Je viens d’adopter des propositions en ce sens (label “ patrimoine de l’Europe ”, aide au sur-titrage, nouveaux albums des architectes et des paysagistes, réseau de librairies européennes, mutualisation des moyens sur certains marchés pour les industries musicales). L’idée est de créer des solidarités concrètes qui amèneront la naissance de projets de plus en plus ambitieux.


3°) La question des identités

Peu de pays au monde disposent d’un patrimoine et d’une vitalité créatrice comparables aux nôtres. Notre patrimoine, nos créations, sont un atout extraordinaire dans la mondialisation. Comme facteurs d’identité mais aussi comme facteurs d’attractivité.

Vous le savez, le premier contact avec la France, c’est souvent la découverte d’œuvres d’artistes français ou d’expression française. Ainsi, 60% des spectateurs étrangers qui ont vu un film français éprouvent le désir de découvrir la France. Les œuvres sont le reflet de notre société, de nos valeurs (exemple : “ l’Ariana, un cinéma pour Kaboul ”).

Ce n’est pas seulement une question d’images. Les décisions d’investissement directs se font aussi en considération de l’environnement culturel d’un pays (ITER Cadarache, besoin de vie culturelle des cadres des grandes entreprises internationales).

La culture est également une carte de visite exceptionnelle pour les entreprises françaises à l’étranger car elle permet d’afficher une identité, une singularité, dans un monde de plus en plus standardisé.

Dans le contexte de trouble identitaire que j’évoquais, j’ai décidé de développer des actions de mise en valeur de notre patrimoine. Non pas des vieilles pierres, mais en résonance avec le monde contemporain (ouverture de Fontainebleau à la jeunesse, Chambord et « les visiteurs », le Quai Branly est en soi un exemple).

J’y attache la même importance dans notre rayonnement international et je vous demande de vous mobiliser pour faire connaître la vitalité de notre patrimoine.
(ex : investissements de diffusion, comme le centre Pompidou à Hong Kong, le Louvre à Atlanta, mais aussi des opérations ponctuelles comme « l’incroyable pique-nique » sur la Grande Muraille).


Il y a dans l’immédiat un enjeu pour lequel je vous demande de continuer de vous mobiliser avec la plus grande énergie : l’adoption de la convention sur la diversité culturelle lors de la Conférence générale de l’UNESCO qui s’ouvrira le 3 octobre à Paris.

Les trois réunions intergouvernementales d’experts entre décembre 2004 et juin 2005 ont abouti à l’adoption d’un texte relativement consensuel (seuls les Etats-Unis s’y sont opposés formellement), cohérent et équilibré. Ce projet de “ convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles ” reconnaît la non-subordination de la convention aux traités internationaux existants et répond aux trois objectifs que la France s’était assignée : affirmer le droit souverain des Etats à mettre en œuvre des politiques culturelles, reconnaître la spécificité des biens et services culturels et renforcer la coopération et la solidarité en faveur des pays en développement.

Même si le projet qui a été adopté le 3 juin a fait l’objet d’un large consensus, la tentation pourrait exister de remettre en chantier ce texte avec l’objectif d’obtenir un accord unanime des Etats. Aussi devons-nous accentuer nos efforts, pour obtenir une adhésion déterminée des pays membres de l'UNESCO, afin que ce texte ne soit aucunement remis en question. Il faut continuer sans relâche à expliquer, à convaincre et rappeler l’importance pour chacun des pays où vous êtes en poste, de s’abstenir de prendre tout engagement de libéralisation dans les négociations commerciales qui limiterait l’application de la Convention de l’UNESCO.

Enfin, si le texte est bien adopté en octobre prochain, comme nous le souhaitons, sa ratification par le plus grand nombre d’Etats, dans des délais rapides, sera indispensable. Même si le nombre de ratifications nécessaire requis pour l’entrée en vigueur de la convention est relativement peu élevé –il a été fixé à 30- il ne faut pas sous-estimer la lenteur administrative des processus de ratification et garder en mémoire que le poids de la convention face aux autres accords internationaux sera d’autant plus important que la masse critique des pays adhérents sera élevée.

C’est donc bien dans une véritable “ course contre la montre ” que nous sommes engagés, avec le processus parallèle de signatures d’accords bilatéraux de libre-échange proposés à de nombreux pays par les Etats-Unis, comportant des clauses de libéralisation des offres de services culturels et audiovisuels, ainsi qu’avec le cycle de Doha en cours devant l’Organisation Mondiale du Commerce. Aussi, votre appui sera-t-il tout aussi indispensable dans cette nouvelle phase que dans les précédentes.

Les Rencontres pour l’Europe de la culture ont permis de renforcer la conviction commune des Etats européens autour du combat pour la diversité culturelle ; le fait que, à l’UNESCO, l’Union européenne se soit exprimée d’une seule voix, a été un élément majeur et déterminant dans les avancées obtenues. Quelles que soient les vicissitudes du projet de Traité constitutionnel européen, les débats qui ont eu lieu sur ce projet, ont montré l’importance du maintien du principe de l’unanimité pour les négociations commerciales de biens et de services lorsque la diversité culturelle est en cause.

La convention de l’Unesco posera la première pierre d’un droit international de la culture, au même titre qu’ont commencé à se construire des droits internationaux de la santé et de l’environnement.

Au-delà, je vous invite à réfléchir à ce qui contribue à l’affirmation et au rayonnement de l’identité de la France dans le monde d’aujourd’hui.


- La langue est à l’évidence un fondement essentiel de l’identité. La diversité des cultures sera à l’honneur de mars à octobre 2006, lors du festival des cultures francophones. Ce festival, monté avec le soutien actif de l’AFAA, s’efforcera de montrer au grand public la modernité et la multiplicité du monde francophone.

- L’accueil et la formation des artistes et des professionnels de la culture étrangers est l’un des axes majeurs de l’action internationale du ministère de la culture et de la communication. Nos programmes permettent l’accueil de plus de 300 professionnels étrangers de tous les domaines de la culture : depuis l’année dernière, dans le cadre du programme “ profession culture ”, les grands établissements publics qui relèvent de mon ministère, reçoivent des responsables culturels étrangers pour des stages d’immersion de longue durée.

La création de stages bilingues destinés aux conservateurs de musées, ou aux professionnels européens des industries culturelles, ou de soutien à la pratique du français avec le concours de l’Alliance française, doit permettre d’élargir le viviers des professionnels d’avenir dont la connaissance du français est limitée.

L’aide que vous apportez à la mise en œuvre et à la promotion de ces programmes, sous l’impulsion de la DGCID, que je tiens à remercier, est essentielle.

- Je tiens aussi à vous dire combien il me tient à coeur que vous puissiez saisir toutes les occasions d’assurer la promotion de nos artistes et de leurs œuvres au-delà des limites des instituts culturels français, dans le cadre des initiatives locales qui se manifestent dans vos pays de résidence. Je pense par exemple au Maroc, dont le gouvernement, entend faire du soutien actif à de grands festivals populaires un moyen de lutte contre l’obscurantisme et l’intolérance. Le succès populaire considérable de ce type d’initiative mérite que la France s’y associe chaque fois qu’elle le peut, dans le souci permanent du dialogue des cultures. La diversité culturelle en action, c’est aussi cela. Je tiens enfin à redire toute l’importance que j’attache à vos efforts de promotion dans le monde entier des artistes qui travaillent en France et de leurs créations.

Avant d’échanger avec vous, je conclus sur la perspective de l’adoption de la convention sur la diversité culturelle en octobre prochain. Ce sera, si elle se concrétise, un très beau succès pour notre pays. Si nous y arrivons, nous aurons à cœur de considérer ce résultat de notre action commune, non pas comme un point d’arrivée, mais comme un nouveau départ pour orienter notre politique culturelle au service d’une mondialisation mieux maîtrisée et d’un monde plus apaisé et plus tolérant.

Je ne voudrais pas terminer sans vous féliciter et vous remercier pour les services que vous rendez à notre pays. Je sais la difficulté de votre travail sur le terrain : dans un contexte budgétaire par hypothèse toujours insatisfaisant, vous faites preuve au quotidien d’un engagement personnel, d’une inventivité tout à fait remarquables et je souhaite qu’à l’avenir il soit mieux tenu compte – au moment souvent délicat de votre retour en France – des compétences réelles que vous avez acquises dans l’exercice de vos fonctions à l’étranger.

C’est ainsi que moi-même, j’ai choisi pour diriger le Pôle Culture de mon cabinet un ancien de votre réseau, dont sont également issus trois de mes conseillers techniques.

Soyez donc rassurés : il y a une vie après les postes à l’étranger !


Je vous remercie.


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