Communiqué à propos de la crise financière grave que connait le Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis dirigé par Stanislas Nordey.
lundi 11 octobre 1999


Le Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis - centre dramatique national - dirigé par Stanislas Nordey connaît aujourd’hui une crise financière grave.

La gestion 1998 de cet établissement a généré un déficit de 5,5 MF constaté au printemps 1999.

Eu égard à l’action conduite par l’équipe du centre dramatique en direction de la population de Seine Saint-Denis, à son engagement à promouvoir des artistes de la nouvelle génération, notamment en partageant avec eux moyens techniques et financiers, les collectivités publiques, partenaires du TGP ont alors conclu avec son directeur un plan de redressement. Ce plan prévoyait, pour ajuster budget et projet, un abondement exceptionnel de subvention de 2,55 MF et l’apurement du reste du déficit par économies de dépenses laissées à la responsabilité du directeur.

Le retour à l’équilibre financier devait être atteint au 31 décembre 2000, terme de l’actuel contrat de Stanislas Nordey.

A la fin du mois d’août, celui-ci a informé la ville de Saint-Denis, le Conseil général de Seine Saint Denis et le Ministère de la culture que l’exercice 99 serait à son tour déficitaire d’environ 4,5 MF portant ainsi le déficit cumulé, sur 2 ans, à près de 10 MF.

Catherine Trautmann recevra Patrick Braouezec, député maire de Saint-Denis et Robert Clément, Président du Conseil général de Seine Saint-Denis dans les prochains jours pour qu’une position commune des partenaires publics soit arrêtée.

En toute hypothèse, les partenaires publics sont résolus à éviter au TGP le dépôt de bilan, en excluant toutefois de réabonder à nouveau les financements qui lui sont alloués, et qui font de lui, par le niveau de la subvention de l’Etat, le 6ème CDN de France.

Pour sa part, Catherine Trautmann ne saurait confondre les principes éthiques et artistiques que défend Stanislas Nordey et qui rencontrent ses propres convictions avec les graves dérapages financiers dont il a été fait preuve au TGP et dont elle mesure les conséquences pour le public et pour les compagnies programmées cette saison dans ce théâtre.

Elle demande à Stanislas Nordey ses propositions pour réduire de 6 MF le déficit au 31 décembre 2000, afin d’éviter que la charge de la dette n’aboutisse à une paralysie de l’activité de cet établissement.


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