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La fédération des écomusées
et des musées de société
une histoire Créée
en 1989, la fédération a assuré la promotion des écomusées
auprès du grand public. Puis, elle est devenue une structure représentative,
porteuse de projets et partenaire des pouvoirs publics.
En 1991, l'association s'est ouverte à l'ensemble des musées
du patrimoine technique ou industriel, d'anthropologie ou d'arts et traditions
populaires pour devenir la fédération des écomusées
et des musées de société.
La fédération s'est donné comme objet de valoriser et
faire connaître les réalisations de ses membres et de les représenter,
notamment, auprès de l'Etat et des collectivités.
Elle se veut également le lieu où se construisent en collégialité
des projets culturels ou scientifiques et où se diffusent les expertises
nécessaires au développement des musées. La fédération
favorise ainsi les activités et la professionnalisation de ses adhérents,
en facilitant les échanges d'expérience, en réalisant des
programmes de travail communs, en fournissant des services et des outils.
un projet En 1996, les établissements
membres ont défini les orientations de la fédération pour
les cinq années à venir :
- Elargir sa représentativité en accueillant un plus grand
nombre de musées de société dès lors qu'ils
s'inscrivent dans l'esprit de la fédération : finalité de
service public, travail scientifique rigoureux et lien fort avec les publics ;
- Accroître sa reconnaissance institutionnelle en cherchant à établir
différentes conventions avec les pouvoirs publics pour être
reconnue comme l'interlocuteur capable, en leur nom, de favoriser le développement
des écomusées et des musées de société ;
- Mettre en place de nouveaux services à la disposition des musées
adhérents : aide à la commercialisation, conseil à
l'informatisation des collections, circulation des expositions, études et
recherche...
Les emplois-jeunes dans les écomusées
et les musées de société : pourquoi et pour quels métiers
nouveaux ?
un triple constat L'étude,
la conservation, la valorisation des collections des écomusées et
des musées de société et plus globalement des patrimoines
(ethnologique, technique, industriel, scientifique et artistique) contribuent à
une meilleure connaissance des cultures d'hier et d'aujourd'hui. Elles sont
facteur d'intégration des communautés et de cohésion
sociale, élément de développement local et outil pédagogique.
Au sein des écomusées et des musées de société,
et plus globalement dans les musées et les sites patrimoniaux, existe
pour l'accomplissement de leurs missions culturelle, pédagogique et
sociale, un important gisement d'emplois correspondant à des besoins
nouveaux et peu satisfaits.
Ce gisement d'emploi s'appuie sur l'intêrét grandissant pour le
patrimoine de la part d'un public de plus en plus nombreux, garantie d'une
croissance continue du secteur.
s'associer au dispositif emplois-jeunes La
fédération des écomusées et des musées de
société a donc souhaité participer activement au programme "Nouveaux
Services-Nouveaux Emplois" en se donnant pour priorité d'assurer la
réussite sur tout le territoire de nouveaux services, de les
professionnaliser et d'appuyer la structuration de ces nouveaux secteurs
d'activité.
La fédération procèdera de deux manières :
- inciter ses adhérents à s'inscrire dans les dispositifs en
les informant sur les modalités et les procédures et en leur
apportant le cas échéant conseil ;
- promouvoir parmi les adhérents des initiatives coordonnées
offrant un cadre commun d'objectifs et de mise en oeuvre.
une opportunité pour le développement
des musées Ainsi, les musées de société
pourront trouver les moyens qui depuis quelques années leur faisaient défaut,
pour mettre en place les nouveaux services qui leur sont demandés.
Trois besoins nouveaux sont ainsi à prendre prioritairement en compte
: 1. le développement de la relation avec les publics 2.
le développement technologique au service des objectifs culturels 3.
la médiation des savoirs techniques
Ces trois besoins préfigurent des métiers nouveaux
correspondant à des initiatives et des expérimentations que la fédération
a déjà lancées dans le cadre de la mise en place de
services à ses adhérents.
1. la fonction de développement de la relation avec les publics
C'est diversifier les produits de visite et les services aux visiteurs
permettant notamment l'augmentation des ressources propres du musée.
Elle répond ainsi au besoin de gagner de nouveaux publics (scolaires,
comités d'entreprises, 3ème âge...) et de leur offrir des
services de plus en plus attendus (animations, visites guidées,
boutiques, éditions...).
2. la fonction de développement technologique
C'est prendre en compte les "nouvelles technologies de l'information et
de la communication" au sein du musée et de favoriser un nouvel accès
au musée par la mise en oeuvre de supports de gestion et de diffusion électroniques
(base de données, internet, cédérom), à des fins
culturelles, pédagogiques et d'information.
3. la fonction de médiation des savoirs techniques
C'est donner à voir et comprendre au public du musée le
savoir-faire dans ses composantes techniques, historiques et sociales. Elle répond
ainsi aux souhaits des publics de voir remis les objets dans leur fonction
d'origine et aux demandes de stages d'initiation ou d'activités liées
aux savoir-faire.
Ce travail d'animateur est étroitement lié au projet culturel
et scientifique de l'établissement et concerne le patrimoine artisanal ou
industriel, le patrimoine agricole, génétique ou paysager, la
patrimoine archéologique.
la pérennisation des emplois C'est
l'enjeu du dispositif gouvernemental, elle peut être garantie par :
-la légitimité que gagneront certainement à court terme
les nouvelles technologies dans la mission de diffusion culturelle du musée
;
-l'accroissement des ressources propres du musée par la proposition
de nouveaux services aux publics qui devrait permettre l'autofinancement du
poste de travail.
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