Ce protocole d'accord signé avec Michel Vauzelle,
président de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur,
Jean-Noël Guérini, président du Conseil général
des Bouches-du-Rhône et Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille fixe
les engagements pris par les différents partenaires, pour la période
2006-2010 :
- l’Etat, à hauteur de 100,91 ME
- le Conseil régional Provence-Alpes-Côtes-d’Azur, à
hauteur de 15,13 ME
- le Conseil général des Bouches-du-Rhône, à hauteur
de 15,13 ME
- la ville de Marseille, à hauteur de 15,13 ME
Ce nouvel établissement se veut un exemple innovant
de musée de civilisation. Il illustre la contribution d’un équipement
culturel à l’aménagement du territoire, au développement
économique et à l’attractivité touristique. Son
implantation à Marseille avait été confirmée au
Comité interministériel de l'aménagement et du développement
du territoire (CIADT) du 10 décembre 2003.
Le MCEM sera constitué principalement à partir des collections
de l’ancien musée national des Arts et Traditions populaires,
du dépôts des collections européennes du musée
de l’Homme et de dépôts du musée des arts décoratifs.
Un conseil scientifique, présidé par Joaquim Païs de Brito,
directeur du musée national d’ethnologie de Lisbonne et par Christian
Bromberger, professeur à l’Université d’Aix-Marseille,
accompagne en permanence les réflexions muséologiques du projet.
L’implantation de l’établissement, inscrite dans le schéma
d’aménagement Euroméditerrannée, comporte :
- la construction du musée proprement dit, qui sera installé
dans le Fort Saint-Jean et sur le môle J4 du port de Marseille, projet
confié en février 2004, à l’architecte Rudy Ricciotti
associé à Roland Carta ;
- La restauration et l’accessibilité au public du fort Saint-Jean,
classé parmi les monuments historiques ;
- le Centre de conservation, destiné au stockage et à l’étude
des collections, qui sera installé par l’architecte Corinne Vezzionni,
sélectionnée en septembre 2004, sur un ancien terrain militaire
du quartier de la Belle de Mai à Marseille.
Avec le MCEM, et après le musée du quai Branly et à la
Cité nationale de l’Histoire de l’Immigration qui sera
ouverte au public au printemps 2007, la France contribue par un grand projet
scientifique et culturel, à la connaissance et au dialogue des cultures
du monde dans le cadre d’un projet de dimension
européenne.
Le MCEM, inséré dans un réseau d’institutions de
missions proches, sera au cours des prochaines décennies, par ses collections
et sa programmation culturelle, un acteur permanent de la construction culturelle
européenne.