Je suis très attachée à l’écrit sous toute ses formes et au respect de la liberté
d’expression et du pluralisme. Une des premières décisions que j’ai eu à
prendre lors de mon arrivée rue de Valois a été la revalorisation du fonds de
modernisation de la presse. Faire passer son montant de 8 à 12 M€ a été
l’élément décisif à la mise en oeuvre du plan « Défi 2010 » des Nouvelles
Messageries de la Presse Parisienne (NMPP). Par ailleurs, et comme j’ai
annoncé le 13 septembre dernier, l’aide de l’Etat au secteur de la presse
écrite sera en forte croissance en 2008 : +6%, soit un montant historique de
288 M€.
Dès le 28 juin dernier j’ai reçu les représentants des quotidiens économiques
Les Echos et La Tribune alors que les deux titres se mettaient en grève face
aux inquiétudes que suscitaient leurs changements possibles d’actionnaires.
Je leur ai apporté la garantie que l’Etat suivra de près les évolutions du
capital de ces acteurs importants de la vie économique française.
Le Gouvernement a veillé au strict respect du droit de la concurrence en cas
de cession de l’un de ces titres et de rachat de l’autre. En ce sens, le choix
du groupe LVMH comme repreneur a pleinement respecté le droit de la
concurrence.
Le groupe LVMH, repreneur des Echos, a pris à la demande du
gouvernement des engagements tout à fait substantiels en matière de
préservation de l’indépendance de la rédaction. Je citerai le maintien des
effectifs pendant 2 ans, la nomination d’un directeur de la rédaction pour une
durée de 5 ans, la nomination de 3 administrateurs indépendants et enfin
une clause de cession de 2 ans.
L’Etat est là quand il faut aider les entreprises de presse à se moderniser
pour garantir leur avenir, pour investir dans les technologies qui assureront
leur pérennité économique.
Le secteur des médias est un marché concurrentiel où l’Etat n’intervient que
pour préserver le pluralisme et la liberté d’expression. Le meilleur moyen
pour garantir ces droits fondamentaux c’est encore de créer, pour les
entreprises de presse, les conditions de développement et de croissance
dont elles ont besoin pour l’avenir.