Discours et communiqués de presse


Réponse de Christine Albanel à la question de Patrick Bloche, député de Paris, lors de la séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale.

mardi 6 novembre 2007


Je suis très attachée à l’écrit sous toute ses formes et au respect de la liberté d’expression et du pluralisme. Une des premières décisions que j’ai eu à prendre lors de mon arrivée rue de Valois a été la revalorisation du fonds de modernisation de la presse. Faire passer son montant de 8 à 12 M€ a été l’élément décisif à la mise en oeuvre du plan « Défi 2010 » des Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne (NMPP). Par ailleurs, et comme j’ai annoncé le 13 septembre dernier, l’aide de l’Etat au secteur de la presse écrite sera en forte croissance en 2008 : +6%, soit un montant historique de 288 M€.

Dès le 28 juin dernier j’ai reçu les représentants des quotidiens économiques Les Echos et La Tribune alors que les deux titres se mettaient en grève face aux inquiétudes que suscitaient leurs changements possibles d’actionnaires. Je leur ai apporté la garantie que l’Etat suivra de près les évolutions du capital de ces acteurs importants de la vie économique française. Le Gouvernement a veillé au strict respect du droit de la concurrence en cas de cession de l’un de ces titres et de rachat de l’autre. En ce sens, le choix du groupe LVMH comme repreneur a pleinement respecté le droit de la concurrence.
Le groupe LVMH, repreneur des Echos, a pris à la demande du gouvernement des engagements tout à fait substantiels en matière de préservation de l’indépendance de la rédaction. Je citerai le maintien des effectifs pendant 2 ans, la nomination d’un directeur de la rédaction pour une durée de 5 ans, la nomination de 3 administrateurs indépendants et enfin une clause de cession de 2 ans.

L’Etat est là quand il faut aider les entreprises de presse à se moderniser pour garantir leur avenir, pour investir dans les technologies qui assureront leur pérennité économique.

Le secteur des médias est un marché concurrentiel où l’Etat n’intervient que pour préserver le pluralisme et la liberté d’expression. Le meilleur moyen pour garantir ces droits fondamentaux c’est encore de créer, pour les entreprises de presse, les conditions de développement et de croissance dont elles ont besoin pour l’avenir.