Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication présentera
le 8 janvier devant le Sénat, le projet de loi sur les archives qui
ouvre largement les archives publiques.
Ce projet de loi a pour ambition d’ouvrir plus largement les archives
publiques, de donner un fondement juridique au versement des archives des
autorités politiques, de mieux protéger les archives privées
classées, de durcir et diversifier les sanctions pénales et
administratives concernant les biens culturels.
Le principe de la libre communicabilité des archives publiques est
désormais posé, dès lors que celle-ci ne mettent pas
en cause l’un des intérêts protégés par la
loi, qu’il s’agisse des individus ou de l’Etat (données
personnelles, secret médical, défense nationale, sûreté
de l’État). Dans ces derniers cas même, les délais
de communicabilité sont simplifiés et réduits.
Dans toutes les autres hypothèses, tout citoyen pourra désormais
accéder librement aux archives publiques.
Le nouveau texte permet également de concilier les exigences de la
recherche contemporaine, la demande de transparence administrative exprimée
par la société et l’impératif de protection des
données individuelles et personnelles. Il améliore par ailleurs
l’articulation de cette legislation avec les dispositions de la loi
de 1978 relative à l’accès aux documents administratifs.
Le projet de loi renforce en outre la protection des fonds d’archives
privées classées comme archives historiques, afin d’éviter
leur démembrement. Par ailleurs, grâce à une modification
du Code pénal, il aggrave les sanctions pénales et administratives
frappant le vol et la destruction de biens culturels – parmi lesquels
les archives.
Cette modernisation de la législation, très attendue des chercheurs,
des généalogistes, des citoyens vient s’ajouter à
l’autre chantier majeur pour les archives de la construction d’un
nouveau bâtiment des Archives nationales à Pierrefitte-sur-Seine.