Discours et communiqués de presse


Hommage de Christine Albanel à Max Roach


17 août 2007

Avec Max Roach, c’est l’une des dernières légendes du jazz du XXe siècle qui disparaît. De Duke Ellington à Charlie Parker en passant par Coleman Hawkins ou Benny Carter, il aura joué aux côtés des plus grands solistes, de ceux qui ont vraiment fait l’histoire du Jazz. Max Roach en aura lui-même écrit l’une des plus belles pages, en participant avec Charlie Parker et Dizzy Gillepsie à la naissance du Be-Bop. Il avait créé en 1954 avec Clifford Brown, trompettiste, le très célèbre groupe The Quintet.

C’était un génie de l’improvisation, un artiste en constante recherche, à l’écoute de cette voix intérieure qui lui dictait sans cesse de nouveaux rythmes, mais aussi de nouvelles mélodies.
Car Max Roach faisait partie de ces rares batteurs qui ont su donner à leur instrument une nouvelle dimension. Avec lui, la batterie n’était plus seulement un élément indispensable à la rythmique ou un simple accompagnement pour les solistes. Il en avait fait une véritable source de musique.

Nous ne devons pas oublier que ce très grand artiste était aussi un homme de très grande qualité, un homme courageux, un véritable humaniste qui avait mis sa notoriété pour défendre, notamment aux côtés de Martin Luther King, la cause des noirs américains et obtenir enfin la juste reconnaissance de leurs droits civils.
Il appartient ainsi aussi bien à l’histoire des USA que, pour les mélomanes du monde entier, à l’histoire de la musique.