Pour les Français, le livre est la première
pratique culturelle. Ancré dans une tradition très ancienne,
au coeur de tout débat d’idées, il est la base de toute
culture. Il jouit aujourd’hui d’une belle vitalité, illustrée
par la richesse de la production éditoriale. Mais le livre aborde,
à travers les nouvelles technologies du numérique, une période
de bouleversements importants.
C’est pourquoi son avenir représente pour le ministère
de la Culture et de la Communication une question vitale au sein de la politique
culturelle de notre pays.
Dans ce contexte, le Gouvernement entend construire son action autour de trois
priorités.
1/ Le renforcement de la librairie indépendante, d'une part,
par le doublement des aides du Centre national du livre en leur faveur, en
lien avec la création d'un « label de la librairie de référence
» que cet établissement public délivrera, d'autre part,
par l’exonération de la taxe professionnelle pesant sur ces PME
culturelles.
2/ Le soutien au développement de la lecture publique, au moyen
d'expérimentations visant à encourager l'extension des horaires
d'ouverture des bibliothèques, par le recours au travail des étudiants
et plus généralement à mutualiser les services des bibliothèques
universitaires et des bibliothèques de lecture publique.
3/ La définition d'une économie numérique
du livre par l'encouragement à la création d'une offre
légale de documents écrits sur la Toile. Pour ce faire, la commission
« politique numérique » instituée au Centre national
du livre favorisera la signature rapide d'un accord entre la Bibliothèque
nationale de France et les éditeurs pour la présence, sur la
plateforme Europeana [mise au point par la BnF comme contribution française
à une future Bibliothèque numérique européenne,]
de textes contemporains sous droit.
Enfin, la Ministre a annoncé la création d'un Conseil du livre
qui réunira l'ensemble des partenaires publics et privés du
secteur pour accompagner ces évolutions et poursuivre la modernisation
de la politique du livre.