Auréolé du même halo de mystère et de poésie
que ses héros de légende, c’est l’un des plus grands
écrivains du XX° siècle qui vient de nous quitter. Des enchantements
du Château d’Argol aux magies du Rivage des Syrtes, Julien Gracq
a dominé les lettres françaises, dans l’isolement choisi
de ses bords de Loire.
Il y a des livres qui sont comme des paysages : ceux de Julien Gracq dessinent en nous pour toujours une géographie à la fois précise et mouvante, familière et étrange, de civilisations rêveuses où cheminent le Destin et la tragédie.
Poète de « l’affinité des mots », de leur « scintillement », dans ses romans, Julien Gracq nous laisse aussi avec La Littérature à l’estomac ou Lettrines, d’admirables leçons de lecture.
Je tiens à rendre hommage à cet immense écrivain.