Avec Raymond Pellegrin, disparaît une figure familière, particulièrement
sympathique et chère à plusieurs générations
de spectateurs, une personnalité chaleureuse et chatoyante dont le
charme ambivalent avait séduit de grands réalisateurs de son
temps.
Au fil d’une riche carrière cinématographique, théâtrale
et audiovisuelle, il a marqué de son physique impressionnant nombre
de films, alternativement ange noir ou bon garçon : « Nous
sommes tous des assassins » d’André Cayatte en 1952 ;
« Topaze » de Marcel Pagnol dans lequel ses origines
niçoises rayonnaient ; « Les uns et les autres »
de Claude Lelouch en 1981,… Il fut l’un des « Napoléon
» les plus remarquables du cinéma pour la caméra
de Sacha Guitry en 1955.
Raymond Pellegrin, c’était aussi une voix, la célèbre
voix de « Fantomas » dont le timbre profond et envoûtant
a fait le succès des films cultes d’André Hunebelle,
interprétés par Jean Marais. Empreinte indélébile
de sa personnalité, ineffaçable comme l’était
son sourire, elle appartient désormais au patrimoine de tous.