Discours et communiqués de presse


Hommage de Christine Albanel, ministre de la Culture et de la
Communication, à Farid Chopel


lundi 21 avril 2008

Avec la disparition soudaine et si prématurée de Farid Chopel, nous perdons un comédien de très grand talent, l'un des plus originaux et des plus attachants de sa génération.

La pièce qui l'avait fait connaître au public, au côté de son compère Ged Marlon, il y a déjà plus de vingt ans, s'appelait « L'aviateur ». Titre prédestiné. Car nous avions alors découvert un comédien, une personnalité au charme très subtil, doué d'une grâce vraiment aérienne.

Avec ses faux airs de Buster Keaton, Farid Chopel était de ces êtres qui traversent la vie en danseur, avec une merveilleuse légèreté. Et cette légèreté était d'autant plus touchante, d'autant plus émouvante qu'elle n'était en rien de l'insouciance mais bien plutôt un défi sans cesse relevé, une réponse subtile, élégante, charmante, à la gravité de la vie.