Discours et communiqués de presse

Inauguration de la restauration
de la cathédrale Saint Corentin de Quimper


vendredi 12 décembre 2008

Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, se félicite de l’achèvement des travaux de restauration de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper.

En 20 ans, le ministère de la culture et de la communication aura consacré près de 15 millions d’euros à la restauration de ce monument qui fait partie des 87 cathédrales de France appartenant à l’Etat, toutes classées au titre des monuments historiques.

La restauration du portail occidental de la cathédrale marque la fin d’un vaste programme d’intervention qui s’est déroulé en plusieurs phases, sous la maîtrise d’ouvrage de la direction régionale des affaires culturelles de Bretagne :

- restauration du choeur de 1988 à 1993 (maître d’oeuvre : Benjamin Mouton, architecte en chef des monuments historiques)
- restauration de la nef et des transepts de 1995 à 1999 (maître d’oeuvre : Daniel Lefèvre, architecte en chef des monuments historiques )
- restauration du grand orgue de 1995 à 2003 (maître d’oeuvre : Jean- Pierre Decavelle)
- restauration des tours et des flèches de 2004 à 2007 (maître d’oeuvre : Daniel Lefèvre)
- restauration du portail occidental de 2007 à 2008 (maître d’oeuvre : Daniel Lefèvre)

La création de l'évêché de Quimper par le roi Gradlon remonte au début du Ve siècle. Celui-ci aurait fait don de son palais, situé à l'emplacement de l'actuelle cathédrale, à l'ermite Corentin. En 1239, l'évêque Rainaud prend la décision de remplacer la vieille cathédrale romane par un édifice dans le style des grandes cathédrales gothiques, dédié à la fois à la Vierge et à Saint Corentin.

Les premiers travaux commencés en 1240 dureront longtemps. Le choeur est ainsi consacré en 1287. Mais les travaux interrompus par la guerre de succession de Bretagne (1341-1364) ne seront achevés qu'en 1410.
La démolition de la nef romane à la même époque permet à l'évêque Bertrand de Rosmadec de reprendre activement les travaux à partir de 1424. La construction de la nef se poursuit tout au long du siècle, pour finir par le transept achevé au début du XVIe siècle.

La cathédrale restera pendant plus de trois siècles privée de flèches. Hautes de 36 mètres, celles qui surmontent aujourd’hui les tours du massif occidental sont l'oeuvre de l'architecte Joseph Bigot, à qui Monseigneur Graveran (1793- 1855) en confie la réalisation en 1854.

Malgré ce chantier de 6 siècles et la diversité des influences qui se lisent dans son architecture, la cathédrale Saint Corentin de Quimper forme aujourd'hui un ensemble homogène et s'impose comme un saisissant témoignage de la pérennité de l'idéal gothique à travers les âges.