
La robe de Claudia Cardinale dans le film le Guépard
de Luchino Visconti (1963)
Le costume de la Traviata incarnée par Maria Callas dirigée
par Carlo Maria Giulini (1955)
photos : © Didier plowy/MCC
De la robe de Claudia Cardinale dans la magistrale scène
finale du Guépard de Luchino Visconti (1963)
à celle de la Traviata incarnée par
Maria Callas dirigée par Carlo Maria Giulini (1955) ; de la magnifique
création d’Emilio Schubert portée par Sophia Loren, à
celle de Giuletta Masina dans le film Juliette des esprits
de Federico Fellini (1965), l’exposition que propose Maurizio Galante,
dans le cadre de la carte blanche que lui offre le ministère de la
Culture et de la Communication, entraîne le visiteur sur les pas des
divas : l’histoire d’une fascination devenue source d’inspiration
pour le créateur italien.
Cet ensemble de sept tenues évoque les plus grands rôles du cinéma,
de la musique, du théâtre et de la mémoire collective
italienne.
Cet hommage est évoqué par la parure, mais également
par le rapport à l’intimité d’une robe, son histoire
et son vécu.
Mémoires d’incarnations exposées à même le
mur, accompagnées de croquis, de détails, de photographies,
Maurizio Galante souhaite ainsi laisser au spectateur le loisir de reconstituer
mentalement un personnage et de le réinventer. Perpétuant ainsi
le mythe de ces femmes hors norme, il présente dans cette exposition
un aperçu de son univers, le regard singulier d’un professionnel
de l’élégance et de la séduction.
Après des études d’architecture et un diplôme de
l’Académie de mode et du costume de Rome, Maurizio Galante collabora
avec Roberto Cupucci, puis présenta ses collections de prêt-à-porter
à Milan. Ce styliste, designer et artiste aux multiples talents présente
désormais sa Haute-Couture à Paris comme membre officiel de
la "Chambre Syndicale la Haute-Couture".
"Cette exposition raconte le costume et la mode à
travers les personnes qui ont vécu dans ces costumes et à travers
les traces visibles ou imaginaires qu'elles ont laissées. Chaque trace
est une histoire en soi, un passage, un vécu. Chaque vêtement
emprisonne des souvenirs, qui, lus ou racontés, évoquent des
moments vécus. Les "divas" sont, pour moi, à la fois
réelles et irréelles, fragiles et fortes. Elles représentent
en même temps la pensée commune et la fragilité intime."
Maurizio Galante
Vitrines du Ministère de la Culture et de la
Communication
Galerie de Valois
accès ligne 1, Métro Palais Royal - Musée du Louvre
Horaires d’ouverture du jardin : 7h00 à
23h00 tous les jours