Youssef Chahine, le grand cinéaste égyptien, le fidèle ami de la France couronné des plus beaux lauriers (Légion d’honneur en 2006, Prix du cinquantième anniversaire du Festival de Cannes en 1997 pour l’ensemble de son œuvre) vient de nous quitter.
Avec lui, disparaît un réalisateur engagé dont chaque film éclairé par la lumière de la liberté, se dresse comme un manifeste humaniste.
Cinéaste éclectique, il a embrassé des genres étonnamment variés : la fresque historique, avec Adieu Bonaparte et Le Destin – éloge de la sagesse, et de la tolérance, qui avait connu un large succès en France –, sans oublier l’évocation autobiographique, avec Alexandrie pourquoi ? et la comédie musicale et sentimentale, avec Silence, on tourne. Son dernier film, Le Chaos, sorti en 2007, abordait la réalité sociale et politique de l’Egypte d’aujourd’hui.
Cet artiste épris de démocratie a toujours
cru dans la force de réconciliation d’un cinéma généreux
et attentif aux êtres qu’il dépeint. Jusqu’à
ces derniers mois, il avait mis toute sa passion et sa grande énergie
intérieure à la réalisation de ses derniers projets.
Sa voix douce et son regard lumineux manqueront à tous ses amis du
cinéma français.
.