Napoléon III et les principautés roumaines : inauguration au château de Compiègne

vendredi 20 mars 2009

Légende : Laitière du village de Tunari, Musée national d’art de Roumanie, Bucarest © 2009Christine Albanel inaugure avec Theodor Paleologu, ministre roumain de la Culture, des Cultes et du Patrimoine national, l’exposition Napoléon III et les principautés roumaines, au château de Compiègne.

L'amitié Franco-roumaine. L'exposition Napoléon III et les Principautés roumaines, qui se tient au château de Compiègne, célèbre à la fois le bicentenaire de la naissance de l’Empereur et le 150e anniversaire de l’union des deux provinces de Moldavie et de Valachie, qui sont à l'origine du royaume de Roumanie. L'exposition évoque les liens politiques et culturels tissés entre la France et les deux provinces danubiennes ainsi que le rôle de Napoléon III dans la construction de l’Etat-nation roumain. Christine Albanel inaugure avec Theodor Paleologu, ministre roumain de la Culture, des Cultes et du Patrimoine national, l’exposition Napoléon III et les principautés roumaines.

Moins de trente ans pour créer un royaume. Commencée avec la guerre de Crimée en 1853, la création du royaume de Roumanie s’achève en 1881 (Napoléon III meurt en 1873). Après le traité de Paris (1856) garantissant l’autonomie des deux principautés, la Moldavie et la Valachie sont unies grâce à la double élection d’Alexandru Ioan Cuza (le 24 janvier et le 5 février 1859). C’est ensuite le prince Charles de Hohenzollern-Sigmaringen (Karol Ier) qui les mène sur la voie de l’indépendance, à l’issue de la guerre contre les Turcs en 1877-1878.

Deux princes francophiles. La proximité de la France et de la Roumanie durant cette période trouve son illustration la plus marquante dans la participation des principautés roumaines à l’Exposition Universelle de 1867, à Paris. Les échanges se sont considérablement renforcés grâce à la francophilie du prince Cuza et de son successeur Karol Ier.
Cuza, qui a effectué une partie de ses études à Paris, cherchera à imiter le modèle français dans l’organisation des principautés. Karol Ier, quant à lui, a séjourné plusieurs fois en France. En 1863, il est invité par Napoléon III au palais de Compiègne. Le mobilier de l’appartement qu’il occupa lors de sa venue a été rassemblé et restauré pour cette présentation.

Les Roumains à Paris. La vie culturelle parisienne est marquée durant cette période par des artistes roumains venus parfaire leur formation à Paris: Theodor Aman, plus tard fondateur de l’école des Beaux-arts de Bucarest, Nicolae Grigorescu, Tattarescu, Pop de Szathmari, ou encore le sculpteur Ioan Georgescu. Le médecin Georges de Bellio compte parmi les premiers soutiens de Monet auquel il achète plusieurs toiles.

Un trésor. Parmi les quelque deux cents œuvres, peintures dessins, photographies et objets d’art présentés à Compiègne, il faut mentionner les pièces en or du splendide trésor de Pietroasa, qui n'avaient plus été présentées en France depuis 1900. Ce trésor a été découvert en 1837. Il comprenait des objets en or accumulés par les Ostrogoths à partir du troisième siècle et a été enfoui dans les années 420, lors des raids des Huns.

L'exposition

Crédit photo: Laitière du village de Tunari, Ilfov (détail). Carol Pop de Szathmari, Musée national d’art de Roumanie, Bucarest © 2009