« Les loups d’Estoppey » dans les Jardins du Palais-Royal

vendredi 5 décembre 2008


© Didier Plowyr / MCC

Christine Albanel inaugure le 5 décembre : «Les loups d’Estoppey», une exposition de l’artiste suisse Olivier Estoppey, qui se tient dans les Jardins du Palais Royal jusqu’au 25 janvier 2009.

Les loups entrent dans Paris. Olivier Estoppey a rassemblé une meute de 13 loups fort impressionnants qui grâce à lui, vont passer une partie de l'hiver au Palais-royal. Ils sont modelés en béton, l'un des matériaux préférés de l'artiste qui, avec une maîtrise étonnante, nous en révèle les qualités expressives insoupçonnées.
Si, à sa manière, Olivier Estoppey danse avec les loups, son thème de prédilection reste la figure humaine, dont il ne cesse de scruter le mystère dans de grands dessins à la mine de plomb, mais aussi par la gravure et, bien sûr, ce béton qu’il travaille quotidiennement.

Les loups font du cinéma. Enthousiasmé par la force et la grâce de l’oeuvre d’Olivier Estoppey, qu’il découvre en 2005, lors de la triennale de sculpture contemporaine suisse Bex & Arts, le réalisateur Pascal Thomas a fait de ces loups l’un des principaux éléments du décor de son dernier film, Le Crime est notre affaire (2008), d’après une nouvelle d’Agatha Christie.

Olivier Estoppey. Né en 1951 dans le canton de Vaud, en Suisse, où il vit et travaille, Olivier Estoppey étudie à l’Ecole cantonale des beaux-arts de Lausanne de 1972 à 1977. C’est là qu’il s’initie à la sculpture en béton. Il séjourne ensuite à Arles, puis à Bologne, avant d’enseigner le dessin à l’Ecole des beaux-arts de Sion, puis à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne.
Lauréat de nombreux concours, Olivier Estoppey réalise des installations et des œuvres monumentales, intégrées à l’architecture de bâtiments publics et privés. Mais il est également l’auteur d’une importante œuvre gravée et dessinée, largement représentée dans les collections publiques.

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