Nouveaux bâtiments pour le Département des recherches archéologiques
subaquatiques et sous-marines

jeudi 22 janvier 2009

Christine Albanel se rend à Marseille pour inaugurer les nouveaux bâtiments du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM).

Découvrir et faire connaître les trésors subaquatiques. Le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM) a une quadruple mission d'expertise et d'inventaire, de protection, de recherche et d'étude, et enfin de diffusion auprès du public. Il s'est substitué en 1996 à la Direction des recherches archéologiques sous-marines créée en 1966 par André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles.
C'est un service national qui intervient chaque fois que les recherches archéologiques nécessitent le recours à la plongée. Il est particulièrement chargé de la réglementation sur les recherches et découvertes archéologiques sous-marines et de la mise en oeuvre de la loi sur les biens culturels maritimes.

Une nouvelle adresse. Le DRASSM, situé à Marseille, quitte le Fort Saint-Jean pour s'installer dans de nouveaux locaux au 147, plage de l’Estaque. L'ensemble, composé d'un hangar portuaire, et d'un immeuble de bureaux a été réalisé par l'agence d'architecture Tectoniques, sur une surface hors-oeuvre nette de 2 400 m² et pour un budget total de 6,5 millions d'euros.
Le port industriel de l'Estaque à Marseille cède la place au port de plaisance, l'univers du travail à un espace de loisir. Dans ce contexte, les nouveaux bâtiments du DRASSM jouent un rôle de « passeur. » Le projet montre deux visages. Celui du hangar portuaire, utilitaire, abritant les engins et matériels de plongée, et celui de l’immeuble de bureaux, plus raffiné, ouvert sur son environnement, qui manifeste clairement son statut d’équipement culturel. L'agence Tectoniques a été lauréate en 1991 des Albums de la Jeune Architecture, un prix créé par le ministère de la Culture et de la Communication pour promouvoir le travail d'architectes encore peu connus.

Des découvertes exceptionnelles. Le domaine d'intervention du DRASSM est particulièrement vaste : 10.000 km de côtes, dont 5.533 pour la métropole. Il s'étend du rivage jusqu'à 12 milles marins (un peu plus de 22 km), soit une surface de plus de 200.000 km2.
Au printemps dernier, le DRASSM a permis, dans le cadre d’une opération d'expertise archéologique sous-marine, des découvertes d'une qualité exceptionnelle à Arles. De nombreux éléments de statuaire antique ont alors été mis au jour, dont certains sont uniques en Europe, comme un buste grandeur nature de Jules César dans sa maturité.

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> Découvrir le DRASSM

> La loi relative aux biens culturels maritimes