Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, confie à
Alain Auclaire, (ancien président de la Femis, membre du Comité
de la diffusion cinématographique au Centre National de la Cinématographie)
une mission sur les actions d’éducation à l’image
et de diffusion culturelle soutenues par le ministère de la Culture
et de la Communication dans le domaine du cinéma.
Alain Auclaire devra notamment dresser un état des lieux des programmes
d’aides actuellement mis en oeuvre par le ministère de la Culture
et de la Communication, et le Centre national de la cinématographie
(CNC) et formuler des propositions afin de permettre leur développement
à l’horizon 2009.
Le ministère de la Culture et de la Communication a fait de l’éducation
à l’image un enjeu fondamental et l’une des priorités
inscrites dans le plan de développement de l’éducation
artistique et culturelle présenté récemment en Conseil
des ministres par Christine Albanel et Xavier Darcos.
Jusqu’à présent, dans le domaine du cinéma comme
de l’audiovisuel et du multimédia, l’éducation à
l’image est portée par une grande diversité de dispositifs,
que ce soit dans ou hors du temps scolaire.
Le milieu associatif y est très impliqué, à l’échelon
local ou national. Ces dispositifs sont souvent liés à des actions
plus larges menées en direction de différents publics comme
les festivals, les animations cinématographiques de terrain, le soutien
à la diffusion de l’art et essai que l’on a l’habitude
de regrouper sous le vocable d’action culturelle cinématographique
et qui font l’objet d’un soutien de l’Etat et des collectivités
territoriales.
L’organisation de ce soutien, pour ce qui concerne l’Etat, manque
toutefois de lisibilité et n’est pas appréhendée
de manière globale. Certaines de ces actions relèvent des crédits
consacrés à la « transmission des savoirs », tandis
que d’autres sont soutenues au titre du programme « création
».
Certaines actions sont financées par le Centre national de la cinématographie,
tandis que d’autres sont subventionnées à l’échelon
déconcentré du ministère de la Culture et de la Communication.
C’est pourquoi il paraît indispensable de dresser un état
des lieux des actions conduites en faveur de la diffusion culturelle cinématographique,
audiovisuelle et multimédia et de permettre une meilleure complémentarité
et une vraie cohérence des aides de l’Etat, afin de soutenir
plus efficacement, dès 2009, les actions qui contribuent à la
sensibilisation des publics, notamment du jeune public, et au renouvellement
de la cinéphilie.
Un premier point d’étape devra être remis à la fin
du mois de mai.