Discours et communiqués de presse

Hommage de Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication à Robert Couturier

2 octobre 2008

Avec Robert Couturier, grand sculpteur de la figure humaine, disparaît le dernier représentant de cette glorieuse génération d’artistes français de l’après-guerre que furent Giacometti, Estève, Bazaine ou Germaine Richier.

Disciple et ami fidèle de Maillol, Robert Couturier aimait les corps maigres, la transparence, les jeux sur le vide et la lumière. Il cherchait à « évoquer le plus d’humanité possible », comme le prouvent ses très nombreuses œuvres et en particulier « Le Jardinier », sa première commande d’État en 1936 sur l’Esplanade du Trocadéro.

A l’étranger aussi, plusieurs hauts lieux porteurs d’idéaux comme le palais de la Société des nations à Genève, ou l’Ambassade de France à Tokyo, portent sa signature. Il aura occupé une place de premier plan dans notre société, comme pédagogue et même comme acteur de son propre rôle dans « Cléo de 5 à 7 », d’Agnès Varda, en 1962. Jusqu’à l’année 2005, encore, où il était le héros d’une grande rétrospective au musée Maillol.