Discours et communiqués de presse

Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, déplore les actes de vandalisme qui ont eu lieu dans la cathédralede Metz. Ces actes gratuits ont conduit à la détérioration d’un vitrail de Chagall, en cours de restauration, et à la dégradation deparrements en pierre de taille à l’intérieur de l’édifice

12 aout 2008


La cathédrale de Metz a largement bénéficié du renouveau du vitrail français après la Seconde Guerre mondiale. Quelques architectes en chef des Monuments historiques, auxquels incombaient la charge de remplacer par des verrières neuves les œuvres détruites pendant la guerre, comprirent les possibilités offertes par la peinture-vitrail. En 1959, Marc Chagall accepte de peindre les cartons de deux baies du déambulatoire nord avec pour sujets des épisodes de l'Ancien Testament. L'univers biblique et onirique de Chagall est admirablement servi par le savoir-faire de l'atelier Simon-Marq à Reims. L’œuvre, d'une grande liberté, met à contribution toutes les ressources de la gravure et de la peinture sur verre. Ce travail s’inscrit dans le développement de l’œuvre biblique de l’artiste. C’est après son voyage en Israël, que Chagall décrit la Bible « comme la plus grande source de poésie de tous les temps » et dès lors il dit avoir « cherché ce reflet dans la vie et dans l’art ». Commence alors pour Chagall une nouvelle ère de création artistique. Dorénavant, il consacre son travail à la thématique biblique traduisant l’Ecriture Sainte.
Le service départemental d’architecture et du patrimoine a pris les mesures conservatoires de protection du vitrail. Il fera procéder à la rénovation de la partie endommagée de l’œuvre, notamment à partir des morceaux récupérés sur site.
Extrêmement sensibilisée par les problématiques de protection du patrimoine, la ministre de la Culture et de la Communication a fait voter des nouvelles dispositions pénales applicables à ce type de délit qui ont été promulguées le 15 juillet 2008. Ces mesures présentées au parlement dans la loi n°2008-696 relative aux archives insèrent un nouvel article dans le code pénal. Dorénavant la destruction, la dégradation ou la détérioration, notamment d’un immeuble classé, d’un objet mobilier classé ou d’un bien culturel public est punie de sept années d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende.


 



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