
Jean-Jacques Aillagon a remis pour
sa première édition le Prix Raymond Devos de la langue
française à l'humoriste Fellag
lundi 17 mars
2003
Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture et de la communication, a remis, ce lundi 17 mars 2003, pour sa première édition le prix Raymond Devos de la Langue française à l'humoriste Fellag.
Ce prix, qui sera désormais remis chaque année en ouverture de la semaine de la langue française et de la francophonie, récompense une personne d'expression française dont l'uvre ou l'action contribuent au progrès de cette langue, à son rayonnement et à sa promotion. Il saluera " un auteur, un chansonnier, un poète, un écrivain, un parolier qui s'est emparé de la langue pour en faire jouer l'excellence, l'intelligence et la vivacité ", a déclaré le ministre. Jean-Jacques Aillagon a remercié Raymond Devos " de prêter son nom à ce prix et de permettre ainsi de rendre hommage à son talent exceptionnel et à son génie de la langue française ". " Raymond Devos jongle avec les mots, les lance en l'air, les rattrape ", a déclaré Jean-Jacques Aillagon.
Né en 1950 dans un village de Kabylie, Mohamed Fellag est l'auteur de plusieurs spectacles en Algérie et en France. En avril 2003, son spectacle Opéra d'Casbah, mis en scène par Jérôme Savary, sera présenté à l'Opéra comique, son livre Comment réussir un bon petit couscous sera publié chez Jean-Claude Lattès.
" Mohamed Fellag a grandi en compagnie de trois
langues, a déclaré le ministre, le berbère sa langue
maternelle, l'arabe algérien qu'il a appris dans les rues d'Alger, le
français, la langue de son école. De cet univers riche sont
nés son personnage, son écriture, son uvre ". Le
ministre s'est félicité que ce premier lauréat,
couronné à l'unanimité par le jury, le soit en cette
année de l'Algérie en France.
" Comme
beaucoup de mes concitoyens j'aime et j'assume les valeurs de modernité
que m'a enseigné la langue française, a répondu, Fellag,
Ces valeurs ont contribué à m'enrichir, à me rendre libre
ouvert et multiple. L'homme invente le mot, le mot invente l'homme, le mot sert
à repérer le sens, il est une balise pour l'imaginaire. A chaque
fois qu'un mot nouveau arrive, l'homme invente des attitudes nouvelles qui
enrichissent la palette de son expression et de son émancipation
".
Pour cette première édition, le jury présidé par Bernard Cerquiglini, délégué général à la langue française et aux langues de France, était composé de Raymond Devos, Hélène Carrère d'Encausse, Jacqueline Franjou, Henriette Walter, Jean Amadou, Yves Berger, Dany boon , André Goosse, Henri Lopès et Bernard Pivot.
Doté de 10 000 euros, le prix Raymond Devos de la langue française bénéficie du mécénat de François Pinault.

de gauche à droite :
Yves Berger, François
Pinault, Bernard Cerquiglini, Jean-Jacques Aillagon
Fellag,
Hélène Carrère d'Encausse, André Goosse, Raymond
Devos, Jacqueline Franjou et Dany boon
© photo Farida
Bréchemier