
Jean-Jacques AILLAGON, Ministre de la culture et de la communication a pris acte ce matin de lannulation du festival dAix avec tristesse et révolte.
Tristesse parce que séteint ainsi, dans un immense gâchis, la 55ème édition dun des plus grands festivals français, festival auquel Stéphane Lissner a rendu un rayonnement immense.
Révolte parce que la perturbation de la première représentation de la Traviata ne résulte pas de la volonté majoritaire des artistes et techniciens qui travaillent à cette production mais de lintervention bruyante de manifestants extérieurs décidés à entraver leur liberté de travail.
Révolte parce que la persistance de la protestation du mouvement est alimentée par ceux qui sobstinent à ne pas vouloir admettre que laccord UNÉDIC du 26 juin, modifié à ma demande le 8 juillet, préserve lexistence et la pérennité dun régime spécifique dassurance chômage pour les salariés du spectacle vivant, du cinéma et de laudiovisuel.
Cet accord, issu dune longue concertation entre les partenaires sociaux, constitue un compromis satisfaisant entre des points de vue extrêmes. Il manifeste le sens des responsabilités des signataires et leur volonté de sauver leur régime.
Il appartient désormais au Ministre de la culture et de la communication damplifier son engagement:
- dans la lutte contre les usages abusifs et illégitimes de lintermittence;
- dans la mise en uvre dun plan daction en faveur du spectacle vivant et de la musique.