Diversité culturelle
: la France radicalement opposée à une proposition de
la Convention
lundi 10 février 2003
Dominique de Villepin, ministre des affaires
étrangères, Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture
et de la communication et François Loos, ministre délégué
au commerce extérieur ont pris connaissance des propositions
de la Convention pour lavenir de lEurope recommandant que
la politique commerciale commune, qui comprend notamment les négociations
de lOMC, ne soit plus décidée à lunanimité
des Etats membres mais passe à la majorité qualifiée.
Le maintien de lunanimité dans les domaines les plus sensibles
des négociations de lOMC (diversité culturelle,
santé, éducation) constitue la seule garantie dune
préservation pérenne de ces domaines.
Faisant suite à la déclaration du Président de
la République devant les Assises des rencontres des organisations
professionnelles de la Culture le 2 février 2003, les ministres
réaffirment la ferme volonté de la France de maintenir
les négociations commerciales touchant à la diversité
culturelle dans un régime qui respecte les compétences
des Etats membres de lUnion européenne.
Il est nécessaire de confirmer le consensus qui avait été
dégagé avec les autres pays de lUnion européenne
lors de la négociation du traité de Nice en décembre
2000, entré en vigueur le 1er février 2003, qui prévoit
que les accords dans le domaine du commerce des services culturels
et audiovisuels, des services déducation, ainsi que les
services sociaux et de santé humaine requièrent
le commun accord des Etats membres c'est-à-dire lunanimité,
tant pour leur conclusion que pour la négociation.
En faisant de l'ensemble de la politique commerciale commune une compétence
exclusive de l'Union, les propositions du présidium de la Convention
privent les Etats membres de leur capacité de s'opposer à
un accord dans les domaines du commerce des services culturels et audiovisuels,
des services déducation, ainsi que des services sociaux
et de santé humaine, qui ne relèveraient plus de la compétence
partagée entre la Communauté et ses Etats membres.
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