Le 13 janvier 1898, Émile Zola avait donné une dimension
nouvelle à l’affaire Dreyfus, en prenant position dans
L’Aurore par son « J’accuse… ! Lettre au Président
de la République ». Convaincu de l’innocence de
Dreyfus, écœuré par l’acquittement d’Esterhazy,
l’auteur du « bordereau », il avait -violemment
attaqué tous ceux qui avaient une responsabilité dans
l’Affaire et l’avait transformée : « Il transfigure
un événement historique… en événement
mythique… son engagement ouvre la voie à l’engagement
des « intellectuels » pour le combat en faveur de la Liberté
et de la Vérité ».
Zola meurt dans la nuit du 28 au 29 septembre 1902 à son domicile
parisien. Certains soupçonnent encore aujourd’hui une
malveillance dans la défaillance technique de la cheminée
qui provoque l’accident.
Son nom est pour toujours lié à celui de Dreyfus.
Le 13 juillet 1906, la Chambre vote une loi réintégrant
Alfred Dreyfus dans l’armée avec le grade de chef de
bataillon et le même jour demande le -transfert des cendres
de Zola au Panthéon.
La cérémonie n’aura lieu que le 4 juin 1908. Alfred
Dreyfus présent y sera blessé par le journaliste Louis
Grégory de deux coups de feu au bras.
1. -Jean-Pierre Leduc-Adine, CNRS, Centre d’études
sur Zola et le naturalisme. Brochure des -célébrations
nationales 1998, p. 184-185.