Célébrations
nationales 2004
Vie politique et institutions
> programme des manifestations Fils d’une grande famille de l’Ancien Régime, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord était évêque d’Autun lorsqu’éclata la Révolution. Représentant du clergé aux États généraux, il comprit vite que le mouvement était irréversible et s’y engagea, proposant la nationalisation des biens du clergé et acceptant la constitution civile. Il célébra même la messe de la fête de la Fédération (14 juillet 1790). Trop modéré pour s’entendre avec les jacobins, il quitta la France, l’année suivante, pour n’y revenir qu’en 1796 et devenir ministre des Relations extérieures (juillet 1797). Il dut démissionner pour une affaire de corruption : il aimait l’argent autant que le pouvoir.
Talleyrand perdit son portefeuille (1807). Jugeant
dès lors impossible d’endiguer l’ambition de
son maître, il se rapprocha, moyennant finances, des ennemis
du régime, ce qui lui vaut encore parfois l’accusation
de traîtrise. Il conseilla la résistance au tsar et
prépara l’après-Napoléon. Le moment venu,
il aida au retour des Bourbons, représenta la France au congrès
de Vienne et fit déclarer Napoléon « hors-la-loi
» lors du retour de l’île d’Elbe. Louis
XVIII le nomma pour quelques semaines président du Conseil
(juillet-septembre 1815).
Thierry Lentz
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