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programme des manifestations
Diên Biên Phu était une bourgade située
aux confins du Tonkin et du Laos. C’est dans cette cuvette
de 16 km de long que s’acheva la guerre d’Indochine,
le plus long conflit mené par la France au XXe siècle.
Les troupes dites de l’Union française y affrontèrent
l’essentiel du corps de bataille -viêt-minh. Chef de
cette armée, le général Giap était décidé
à enlever coûte que coûte cette base, dans la
perspective de la conférence de Genève.
Le 13 mars 1954, Giap déclencha l’attaque. Mauvaise
surprise pour les défenseurs : la puissance de l’artillerie
ennemie qui, installée à flanc de colline, balayait
la plaine de ses tirs. Le 17, le terrain d’aviation, poumon
de la base, devint impraticable. D’emblée, le sort
de Diên Biên Phu semblait scellé. Pour empêcher
la défaite, Paris n’espérait plus que dans l’aide
de l’aviation américaine. Finalement, le président
D. Eisenhower renonça à cette intervention. Abandonnés
à eux-mêmes, les Français n’avaient pas
les moyens de sauver Diên Biên Phu. Giap procéda
à l’étouffement méthodique du camp. Le
1er mai, il lança l’offensive finale. Diên Biên
Phu tomba le 7 mai. Le lendemain s’ouvrait la phase de la
conférence de Genève consacrée à l’Indochine
…
Avec ses 55 jours de résistance désespérée,
Diên Biên Phu fait partie des défaites héroïques
de la France. Jusqu’à la fin, il se trouva des volontaires
pour se faire parachuter sur le camp. Aux souffrances des blessés
dont l’adversaire refusa l’évacuation durant
la bataille s’ajouta le calvaire des prisonniers qui durent
marcher des centaines de kilomètres dans la jungle en pleine
saison des pluies et dont la moitié succomba. En 1954, la
promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr
reçut le nom de « Ceux de Diên Biên Phu
».
Jacques Dalloz
historien, spécialiste de la guerre d’Indochine
les parachutistes du général Gilles
prennent position de la cuvette de Diên Biên Phu
© Rue des Archives / TALE