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~ Vie politique et institutions ~ Les trois évêchés
de Metz, |
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![]() Henri II, portrait de François Clouet Huile sur bois Florence, Palais Pitti, Gal. Palatine © AKG Paris / Rabatti Domingie |
![]() Profil de la ville de Metz gravure de Sébastien Le Clerc © Metz - bibliothèque-médiathèque du Pontiffroy collections iconographiques |
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Le contrôle des trois évêchés lorrains de Metz, Toul et Verdun par la France s'inscrit dans le long conflit qui oppose, depuis le début des guerres d'Italie, les Valois aux Habsbourg. Il s'inscrit aussi dans la politique des relations de plus en plus étroites nouées entre la France et les princes protestants d'Allemagne pour faire barrage à la puissance de Charles Quint. Il est vrai que l'empereur aux dix-sept couronnes était alors à la tête de la plus formidable puissance territoriale qu'un homme ait dirigé en Europe. Pour les rois de France, cette
puissance, à vrai dire plus imaginaire que réelle, a fait
naître une obsession qui perdura plusieurs siècles : la
peur d'une prise en tenailles du royaume par les possessions des Habsbourg.
Cette obsession commanda toute la politique étrangère
du royaume du " Très Chrétien ", au moins jusqu'à
la fin du règne de Louis XIV. En échange, Henri II obtient
le droit d'occuper les Trois Évêchés. Le traité
de Chambord, signé le 15 janvier, entérine ce dispositif,
confirmant notamment la possibilité pour le roi de s'emparer
de Metz, Toul, Verdun, " et autres villes de l'Empire ne parlant
pas allemand ". Au même moment, Charles
Quint, incapable de faire face aux dépenses dévorantes
de son empire ingouvernable, fut, dit-on, stupéfait de cette
facilité du roi de France à obtenir ainsi des espèces
sonnantes et trébuchantes. Une armée considérable,
de plusieurs dizaines de milliers de soldats, s'ébranle en avril
1552, commandée par le souverain en personne qui assume ainsi,
comme pratiquement tous les souverains français, sa fonction
de roi de guerre. Le duc de Montmorency entre à Toul, qui lui
a ouvert ses portes, dès le 5 avril. Mais la défection de l'Électeur
Maurice de Saxe, inquiet de la puissance française et qui se
réconcilie avec Ferdinand Ier, le 2 août, empêcha
Henri II de franchir le Rhin. Le 10 novembre, le duc d'Albe assiège
Metz, bien défendue par François d'Aumale, futur duc de
Guise, nommé lieutenant-général. Ce dernier se
distingua particulièrement, obligeant Charles Quint à
une retraite douloureusement ressentie par le vieil empereur, au début
du mois de janvier 1553. Cette victoire contribua à renforcer
la puissance des Guise en Champagne et dans les territoires frontière. Comme Toul et Verdun, elle ouvrit
ses portes au " Très Chrétien ", sans combat,
comme résignée. Pourquoi ? Il semblerait qu'une crise
de conscience urbaine ait miné, depuis plusieurs décennies,
l'identité de la ville. Le premier quart du XVIe siècle
rend compte en effet d'un net déclin du sentiment collectif messin. Ce qui ne signifie pas la disparition
de toute conscience municipale, mais simplement sa mutation, voire sa
renaissance, dans le cadre général du royaume de France
(1) ". Joël Cornette
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