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~ Vie politique et institutions ~ Loi générale sur l'Instruction publique créant les lyçées et l'Inspection générale 11 floréal an X (1er mai 1802) |
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La loi du 11 floréal an
X inaugure la remise en ordre de l'enseignement public affaibli par
les expériences révolutionnaires. Au niveau secondaire,
les écoles centrales, instituées en 1795 à raison
d'une par département, n'avaient pas réussi à s'imposer,
recrutant peu d'élèves et faisant l'objet de critiques,
y compris de la part de républicains. Parmi ces institutions scolaires,
seuls les lycées sont une création. Le mot même
de " lycée ", choisi dans l'arsenal des références
grecques, symbolise la volonté politique de changement, la loi
abolissant l'emploi du traditionnel " collège ". Le
rapport que les lycées entretiennent avec l'État n'équivaut
pas, dans l'esprit de la loi, à la dépendance étroite
vis à vis du pouvoir central : les lycées sont censés
s'autofinancer. Le contrôle que l'État
exerce passe par le biais des nominations du personnel et de l'inspection
générale des études : les membres du conseil d'administration
(proviseur, censeur, procureur) sont nommés directement par l'État
; les Inspecteurs généraux, créés au nombre
de trois par la même loi du 11 floréal an X, recrutent
les professeurs, étant engagés à pourvoir aux premiers
postes en puisant dans le vivier des professeurs des écoles centrales
; ils rendent compte au gouvernement de la situation qu'ils ont constatée
lors de leurs visites. L'organisation du lycée
puise ses éléments dans les institutions scolaires du
passé récent et lointain - Philippe Savoie parle à
juste titre de " bricolage ". On a déjà évoqué
la structure pédagogique, empruntée aux anciens collèges
d'humanités. Le bureau local d'administration prolonge la réforme
mise en place après l'expulsion des Jésuites en 1763.
Les boursiers nationaux étaient répartis dans les douze
écoles militaires à la fin de l'Ancien Régime et
sont présents dans le dernier avatar du collège Louis-le-grand.
Le financement de l'État était acquis dans les écoles
centrales. Par rapport à la situation antérieure, il y
a même régression dans l'abandon de la gratuité
pour les externes. Pourtant l'année 1802 mérite d'être marquée dans l'histoire de l'enseignement public français : la progression de carrière, la pension de retraite créent de fait pour les enseignants du secondaire les conditions d'un corps national, public et laïque, que l'Université impériale ne fera que confirmer en 1808 et qui s'est maintenu jusqu'à aujourd'hui. Marie-Madeleine Compère - Sommaire - Célébrations nationales 1999 - - Célébrations nationales 2000 - - Célébrations nationales 2001- - Haut de la page -
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