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~ Littérature et sciences humaines ~ Eugène, Émile, Paul Grindel,
dit Paul Éluard |
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Un lyrique de l'Amour, de la Nature et de la Révolte. Issu
d'une double lignée de misère - des laboureurs du Perche, des ouvriers
de Normandie -, Éluard fut toute sa vie un homme de compassion, tourmenté
d'une fureur impuissante devant le scandale d'une société qui voue la
majorité des hommes à l'indigence et au silence des exploités. Une boulimie de lectures d'autodidacte confirme Paul dans
sa vocation : il sera poète, et rien d'autre. Il fera danser et chanter
la parole limpide, il sera la voix de ceux qui n'ont pas de voix. Dali lui prendra Gala, mais l'amour renaîtra avec l'adorable
Nusch. Scindé entre un pessimisme mélancolique récurrent qui le pousse
à l'alcool, aux fugues, aux tentations suicidaires, et une rage d'agir
pour changer la vie, il écrit des poèmes accablés ou aériens, qui oscillent
entre la désespérance noire et la beauté des choses, la lumière de l'utopie
collective (le communisme à partir de 1935) ou personnelle (Gala idéalisée
en déesse salvatrice, une petite communauté fraternelle qui abolit la
monogamie et préfigure l'Eden futur). La mort brutale de Nusch en 1946 le plonge dans un deuil
suicidaire. Les camarades du parti le veillent, et une fidélité naïve
aux martyrs idéalistes occulte à ses yeux les monstruosités flagrantes
du stalinisme. Jean-Charles Gateau - Sommaire - Célébrations nationales 1999 - - Célébrations nationales 2000 - - Célébrations nationales 2001- - Haut de la page -
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