célébrations Nationales 2000

Autres anniversaires signalés

Proposer, chaque année, une liste de "célébrations nationales" oblige à faire des choix, souvent difficiles, afin de mettre l'accent sur les faits majeurs propres à éclairer la réflexion contemporaine et sur des personnalités, des œuvres, des événements, qui paraissent devoir être mis particulièrement en valeur comme les repères d'une mémoire nationale. Mais d'autres anniversaires, dont la notoriété n'est pas forcément moindre, ont aussi, pour certains d'entre nous une valeur affective, pour tous une portée éducative. Cette rubrique en signale quelques-uns, qui font incontestablement partie de notre culture, de notre histoire et de notre patrimoine.

Les notices de cette rubrique ont pour auteur Danièle Neirinck, chargée par intérim de la délégation aux célébrations nationales.


~ Vie politique et institutions ~

Saint Bruno lien vers les manifestations
Cologne, v. 1030 - San Stefano de Bosco (Calabre, Italie), 1101

La route fut longue pour le jeune chanoine de Saint-Cunibert de sa ville natale au diocèse de Squillace. Elle passa par Reims où il fut un écolâtre à l'enseignement apprécié. Attiré par la vie méditative, Bruno se retira d'abord dans une dépendance de l'abbaye de Molesmes puis dans le massif de la Chartreuse, en 1084 où l'évêque de Grenoble, Hugues l'installa. Il y créa une nouvelle forme de vie scolastique alliant prière et travail solitaire. Appelé à Rome par son ancien élève, Urbain II, il se retira définitivement en Calabre en 1092, y créa un nouvel ermitage où il s'adonna à l'étude et à la contemplation jusqu'à la mort. Il fut canonisé en 1514.

Saint Jean-Baptiste de La Salle
Reims, 1651 - Rouen, 1719

Fondateur, en 1691, de l'Institut des frères des écoles chrétiennes dans la paroisse Saint-Sulpice à Paris, ce Rémois, aîné d'une famille nombreuse dut s'occuper de ses frères orphelins en poursuivant de solides études. Prêtre depuis 1678, intéressé par l'enseignement, il voulait former des maîtres compétents, encadrés par une vie spirituelle adaptée. Ses écoles se propagèrent rapidement dans toute la France. Le noviciat formait des frères pour tous les types d'enseignement qui éduquaient des enfants pauvres. Son livre de lecture, Les devoirs du chrétien et surtout son traité, la Conduite des écoles en font un précurseur de la pédagogie moderne.

Anne Hilarion de Cotentin, comte de Tourville
Tourville, Manche 1642 - Paris, 1701

Tourville fit partie de ces hommes de mer qui prirent une part active sous Louis XIV à la création et à l'organisation de la marine française. Il passa la première partie de sa vie à guerroyer en Méditerranée, comme chevalier de Malte contre les Turcs et les barbaresques. Très bon tacticien, il fut remarqué par le roi et entra dans l'escadre du comte d'Estrées. A compter de 1671, il lutta ainsi aussi contre les Anglo-Hollandais qui avaient la maîtrise des mers, en Méditerranée puis, à compter de 1689 dans l'Atlantique. Vice-amiral des mers du Levant, il est vainqueur à Beachy Head, à l'île de Wight mais battu, en 1692 à La Hougue. Son courage fut célébré toutefois après ce combat de seize heures. Maréchal de France, il détruisit en 1693 une partie d'une flotte marchande anglo-hollandaise au large de Lagos et se retira en 1697.

Jean-Baptiste Machault d'Arnouville
Paris, 1701 - 1794

Grand ministre de Louis XV et financier. Maître des requêtes depuis 1728, il était intendant de Valenciennes en 1743. Louis XV l'apprécia durant les campagnes de Flandre. Il le fit venir à Versailles comme contrôleur général des finances en 1745. Il demeura à ce poste jusqu' en 1754 cumulant ses fonctions avec celles de garde des Sceaux. Il fut renvoyé en 1757 par une manœuvre de Madame de Pompadour, tout en conservant sa pension de ministre, la garde des Sceaux… et l'estime royale. Il créa le vingtième, impôt égalitaire réparti sur tous les sujets en fonction de leurs facultés contributives dont le clergé réussit à se dispenser dès 1751. Cet anticlérical fut aussi l'initiateur de l'édit d'août 1749 qui gêna considérablement l'installation de nouvelles congrégations enseignantes et hospitalières.

Jean Frédéric Phélypeaux, comte de Maurepas
Versailles, 1701 - Paris, 1781

Ministre à vingt-cinq ans d'intervalle de deux rois. Dès 1718, successeur de son père comme secrétaire d'État à la Marine, il y montra d'indéniables qualités de gestionnaire. Membre du Conseil d'en haut depuis 1738, il fut disgrâcié en 1749 pour avoir déplu à Madame de Pompadour. Louis XVI, suivant les instructions du Dauphin mit fin à son exil en 1774 et l'appela comme ministre d'État et chef du Conseil royal. " Mentor " du jeune souverain, il eut sur lui, durant les premières années de son règne une influence primordiale. Responsable du rappel des parlements, cet homme de cour, soucieux de conserver son emprise sur le roi, en écarta tous les éventuels concurrents dont Turgot.

Création des " musées de province "
1er septembre 1801

L'arrêté du 14 fructidor an IX, pris sur proposition de Chaptal, énumérait quinze villes de province, outre Bruxelles, Mayence et Francfort qui pourraient recevoir des collections de tableaux pris dans les réserves du Louvre et de Versailles. Les communes devaient toutefois, au préalable, créer à leurs frais une galerie pour les recevoir. Ce texte fonde la notion de collections de l'État. Il est à mettre en parallèle avec l'ouverture par la Convention nationale, le 10 août 1793 du Muséum national, au Louvre. Dans ces deux textes émerge la notion de " musée ", établissement d'exposition d'objets d'art, ouvert à tous les citoyens qui peuvent venir en prendre connaissance, les contempler et y retrouver une parcelle de leur identité collective.

Fondation du parti républicain radical et radical socialiste
Paris, 21-23 juin 1901

" La meilleure façon de défendre la République, c'est de la rendre républicaine " asséna Camille Pelletan dans la déclaration finale du congrès constitutif tenu par le courant radical en vue des élections législatives de 1902. 1132 délégués venus de toute la France viennent d'organiser le premier parti français. Le radicalisme s'était renforcé dans l'opposition au second Empire finissant et avait présenté, dès 1869, son programme démocratique et radical dit de Belleville : liberté de la presse, de réunion et d'association, instruction primaire gratuite, laïque et obligatoire, séparation de l'Église et de l'État. Gustave Mesureur, député de la Seine est le président de ce parti de notables provinciaux qui veut conjuguer démocratie républicaine et réformes sociales.

Fernand Pelloutier
Paris, 1867 - Sèvres, 1901

Il débuta dans la vie active, à Saint-Nazaire, par le journalisme et collabora avec A. Briand à la Démocratie de l'Ouest. Ses idées républicaines évoluant, il adhéra au parti ouvrier français de Jules Guesde, y défendit en 1892, le principe de la grève générale puis en démissionna. Installé à partir de 1893 à Paris, il y fréquenta les milieux libertaires et posa les principes du syndicalisme révolutionnaire. Attiré par les questions économiques et les problèmes de l'éducation, il joua un rôle fondamental dans la création des Bourses du travail, fut secrétaire général de la Fédération nationale, fonda et anima la revue L'ouvrier des deux mondes. Il jeta les bases du syndicalisme ouvrier d'action directe, libre de toute attache politique.

Jean Mermoz
Aubenton, 1901 - dans l'Atlantique sud, 1936

Son nom est indissociable de celui de la société Latécoère, devenue en 1927 la compagnie générale Aéropostale. C'est un des prestigieux pilotes de la Ligne qui accomplirent les derniers grands raids, permirent la traversée des océans et le franchissement des plus hautes montagnes pour qu'une lettre écrite à Toulouse soit lue cinq jours plus tard à Santiago du Chili. Son palmarès : 1928, première liaison Buenos Aires-Rio de Janeiro ; 1930, ouverture de la ligne Rio de Janeiro-Santiago du Chili par dessus la cordillère des Andes ; 12-13 mai 1930, avec Dabry et Gimié, première liaison postale sans escale de Saint-Louis du Sénégal à Natal sur l'hydravion Comte-de-La-Vaulx ; 16 janvier 1930, traversée de l'Atlantique sud sur l'Arc-en-ciel… Il disparut, en pleine gloire au cours d'une liaison régulière au large de Dakar sur l'hydravion Croix-du-Sud.


~ Littérature et sciences humaines ~

Héloïse
Paris, 1101 - couvent du Paraclet, 1164

Avec " Jehanne, la bonne lorraine ", " la très sage (i.e. : savante) Helloys " est la femme la plus célèbre du Moyen Age. Figure complexe : nièce du chanoine Fulbert, épouse du théologien et philosophe virtuose de la dialectique, Abélard, puis enfin abbesse du Paraclet, Héloïse fut d'abord, pour ses contemporains une femme d'une science étonnante et une abbesse de grand renom. C'est toutefois l'amante qui écrivit parmi les plus belles lettres d'amour de tous les temps et dont quelques unes sont parvenues jusqu'à nous, dont on commémore le neuvième centenaire de la naissance. Héloïse demeurera sans doute pour les siècles à venir l'amoureuse inconsolable, le mythe de l'amour éternel qu'elle est pour l'Occident depuis le XVIIe siècle.

Programme des manifestations
Rhône-Alpes
Cluny (71) 4e trimestre 2001 Exposition sur Héloïse et Abélard Musée d'art et d'archéologie, palais Jean de Bourbon - 71250 Cluny. Contact : Mme Bénédicte Duthion - tél. : 03 85 59 89 93 - télécopie : 03 85 59 89 96 adresse électronique : abbaye-de-cluny@monuments-france.fr
Bourgogne - Cluny (71) Été 2001 : Exposition consacrée à Héloïse et Abélard. Musée d'art et d'archéologie de Cluny
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Maurice Scève
Lyon, 1501 - v. 1560

Ce poète, auteur du premier cycle amoureux de son époque, d'un intermède pastoral qui fait l'éloge de la solitude et de la nature et d'un long poème épique et cosmique est représentatif du premier âge de la Renaissance française. Découvert par les Symbolistes au début du XX e siècle, sa vie demeure mal connue. Il fréquenta assurément les milieux intellectuels lyonnais. Admirateur de Pétrarque mais sans imitation servile, il a montré dans la Délie, la Saulsaye et le Microcosme son intérêt pour le renouveau de la langue littéraire et de la parole poétique, son goût des blasons et des mathématiques ainsi que sa foi en l'homme.

François L'Hermite, dit Tristan L'Hermite lien vers les manifestations
Château de Soliers, Marche, 1601 - Paris, 1655

Artiste au registre étendu, il fut applaudi par ses contemporains pour ses tragédies. Avec Marianne, jouée la même année que le Cid, il connut un succès aussi vif que Pierre Corneille et fut nommé à l'Académie française en 1649. Tristan L'Hermite fut pourtant aussi un des poètes importants du XVIIe siècle. Les Amours séduisent encore le lecteur contemporain par une grâce certaine, la musique des vers et la beauté des images. Mais c'est son autobiographie romanesque dans laquelle il raconte son errante et aventureuse jeunesse (le Page disgracié) qui attache à cet homme. Il passa la fin de sa vie au service de Gaston d'Orléans, puis du duc de Guise dans l'hôtel duquel il mourut pauvre et désenchanté.

Madeleine de Scudéry
Le Havre, 1607 - Paris, 1701

Sapho, son pseudonyme dans le Grand Cyrus, est le prototype de la précieuse. Ses samedis étaient courus du tout Paris. Elle contribua avec Mmes de Rambouillet, de La Fayette, de Sévigné, avec La Rochefoucauld, Montaurier, Chapelain, Ménage, Conrart et Pélisson, l'ami de cœur à créer l'esprit classique. Les charmes de sa conversation et de son esprit sont loués de tous ses contemporains. Mais ses romans sont difficilement lisibles de nos jours et on a peine à imaginer leur succès, bien que dans Artamène ou le Grand Cyrus, cette frondeuse passionnée ait tracé le portrait de tous ses héros et si les dix volumes de Clélie font évoluer autour de la " Carte du Tendre " les habitués des samedis. Elle sut arrêter à temps ces publications. Un détail : c'est son frère, Georges qui signait, par bienséance.
Ile-de-France - Paris (75)
28-30 juin 2001
Colloque international du tricentenaire de la mort de Madeleine de Scudéry. Organisme-support : le CRELIO - Imaginaire et didactique (université d'Artois)
28 juin 2001
Institut historique allemand, 8, rue du Parc-Royal - 75003 Paris - tél. : 01 42 71 02 11
29 juin 2001
Salle Louis Liard - Sorbonne
30 juin 2001
Salle Louis Liard - Sorbonne. Le matin uniquement. Après-midi : visite guidée du Marais
Comité d'organisation : M. Philippe Sellier (université de Paris IV - Sorbonne). Responsables : Mme Delphine Denis (université d'Artois) et Anne-Elisabeth Spica (université de Metz). Trésorière : Karine Lanini (université de Paris III)
Contacts : Mme Delphine Denis : 37, rue Godefroy-Cavaignac - 75011 Paris. Mme Anne-Elisabeth Spica, 5, rue des Piques - 57000 Metz

Antoine Rivaroli, dit le comte de Rivarol
Bagnols-sur-Cèze, 1753 -Berlin, 1801

1784 : le Discours sur l'universalité de la langue française est la réponse de ce publiciste originaire du Midi de la France, monté à Paris pour faire carrière dans le monde des lettres, à un sujet proposé par l'Académie de Berlin. C'est une étincelante apologie de la langue française, langue des échanges internationaux, langue universelle dont la perfection est insurpassable. Essayiste et pamphlétaire brillant, formé à l'école des Lumières, Rivarol ne comprendra pas la Révolution qu'il condamnera ; il émigrera et mourra en exil.
Languedoc-Roussillon Bagnols-sur-Cèze

Dates non données : Manifestation prévue à la bibliothèque municipale de Bagnols-sur-Cèze, ville natale de Rivarol (30) : café littéraire/conférences en présence de M. Michel Cointat qui présentera son ouvrage sur Rivarol. Contacter Mme Martine Sciacqua - tél./fax : 04 66 50 50 55

Languedoc-Roussillon - Bagnols-sur-Cèze (30)
21 septembre 2001 à 18 heures Manifestation prévue à la bibliothèque municipale de Bagnols-sur-Cèze, ville natale de Rivarol (30) : café littéraire/conférences en présence de M. Michel Cointat qui présentera son ouvrage sur Rivarol. Contacter Mme Martine Sciacqua - tél./fax : 04 66 50 50 55. A cette occasion seront par ailleurs exposées des archives du fonds Rivarol à la Médiathèque Léon-Alègre - espace Saint-Gilles - tél. : 04 66 33 20 00

Aristide Bruant
Courtenay, 1851 - Paris, 1925

La silhouette du propriétaire du Mirliton, l'ex Chat Noir du boulevard Rochechouart, immortalisée par Toulouse-Lautrec est connue du monde entier. Pour les millions d'étrangers qui passent chaque année quelques heures entre Pigalle et Montmartre, Bruant est toujours aussi vivant que la Goulue. Appelé par François Coppée " le nouveau Villon ", par certains critiques " le chantre de la crapule ", il est l'auteur de chansons de cabaret racontant la misère des faubourgs, les amours dramatiques, les truands et la zone, composées dans une langue argotique, mêlant avec rigueur, concision et efficacité goualante et folklore. Elles font depuis un siècle partie du répertoire des chansonniers nostalgiques du Paris des " fortifs " qui animent les bars des rues des Saules et Saint-Vincent.
Centre Courtenay (45) 5 et 6 mai 2001

En hommage à Aristide Bruant, ensemble de festivités organisées par l'association culturelle pour le développement et la promotion des arts dans sa ville natale.
- Inauguration 2001 avec des officiels (Municipalité, Mr le Préfet, SACEM, commune libre de Montmartre etc…) du nouveau square Aristide Bruant et du nouvel emplacement de son buste.

- La ville à l'heure des années 1900 pendant les deux jours. Les habitants seront invités à porter, dans la mesure de leur possibilité, des habits de l'époque. Des voitures à chevaux circuleront en ville et aux alentours.
- Gala du samedi 5 mai au soir. Des artistes professionnels et amateurs chanteront le répertoire d'Aristide Bruant et dans le cadre de la promotion de la chanson française, un hommage sera rendu également aux chansons de l'époque. Une projection audiovisuelle réalisée par l'association, sera intégrée au spectacle. La participation de chorales régionales est également envisagée.
- Dimanche 6 mai En ville un podium sonorisé sera installé. Renseignements complémentaires auprès de l'ACDPA Tél.: 02.38.97.91.21

Jules Lagneau
Metz, 1851 - Paris, 1894

Ce philosophe, ancien élève de l'École normale supérieure, mort fort jeune est surtout connu aujourd'hui par le souvenir inoubliable qu'il a laissé chez ses élèves dont Alain. Ses cours et ses notes ont été recueillis après sa mort par leurs soins. Alain a publié des Souvenirs concernant Lagneau. Disciple lui-même de Lachelier, il insistait sur l'importance de la réflexion philosophique et il cherchait par la pratique de la méthode réflexive à atteindre l'activité de l'esprit universel. Il eut un rayonnement considérable. Il fonda avec P. Desjardins l'Union pour l'action morale.

Jacques Lacan
Paris, 1901 - 1981

Le " maître " a dominé pendant trente ans, à compter des années 50, la psychanalyse en France. Incontournable, admiré et haï, il a contribué à faire, après 1968, de l'analyse une pratique sociale. On lui doit l'impossibilité de penser aujourd'hui sans la psychanalyse. Il fut d'abord médecin et psychiatre. Ami des surréalistes, il suivit les cours d'A. Kojève sur Hegel. Il fit lui-même une analyse et adhéra en 1934 à la Société psychanalitique de France. Ce fut d'abord et avant tout le grand lecteur de Freud en France. Il y fit redécouvrir la psychanalyse qu'il fit sortir de son enfermement médical. Il travailla dans ses Écrits et son Séminaire sur l'inconscient. Il appliqua à ses recherches une démarche structuraliste. Il créa une relation entre la structure de l'inconscient et celle du langage et tourna la psychanalyse vers la linguistique structurale.
Programme des manifestations
Exposition documentaire et portfolio sur la psychanalyse française où sera marqué le rôle singulier de Jacques Lacan, sous la direction d'Elisabeth Roudinesco publié par l'Association pour la diffusion de la pensée française en liaison avec la division de l'écrit et des médiathèques du ministère des affaires étrangères (direction générale de la coopération internationale et du développement)

Michel Leiris
Paris, 1901 - Saint-Hilaire, Essonne, 1990

Deux expériences marquèrent sa vie. Il participa au mouvement surréaliste puis découvrit l'ethnographie. Il collabora à la revue Documents et appartint à la mission Dakar-Djibouti de Marcel Griaule en 1931-1933. À son retour il publia l'Afrique fantôme et suivit les cours de Marcel Mauss. Il partagea son temps entre la littérature et ses travaux scientifiques sur les parlers rituels. Il apporta une curiosité scientifique dans ses rapports avec ses amis, les écrivains et les peintres du siècle, dont il fut le témoin privilégié. Il poursuivit enfin jusqu'à sa mort une longue quête autobiographique, en approchant son moi par des méthodes d'investigation liées à l'analyse des rêves et à l'usage renouvelé des mots et de l'écriture en particulier dans l'Âge d'homme (1939) et la Règle du jeu (1948-1975)
Martinique Fort-de-France

Dates non encore précisées : Exposition en l'honneur de l'écrivain-ethnologue, auteur d'un livre important sur la culture antillaise. Lieu non donné. Contact : Mme Taffin, directrice des archives départementales du Morbihan, 19, avenue Saint-John Perse - Fort-de-France - tél. : 05 96 63 88 46
Publication Max Jacob : Lettres à Michel Leiris, texte établi, présenté et annoté par Christine Van Rogger Andreucci. Ed. Honoré Champion, 7, quai Malaquais, 75006 Paris 160 p., relié, 210 F
Ile-de-France Paris (75)
19 décembre 2001 de 18h30 à 21h Conférence-débat sur l'aventure littéraire de Michel Leiris, dont l'œuvre est une exploration de soi et des autres qui oscille entre ethnographie et création. Avec Philippe Dagen, professeur à l'université de Paris IV, Philippe Lejeune, écrivain et chercheur, et Françoise Huguier, photographe.
BNF, site François Mitterrand, quai François Mauriac, 75013 Paris. Information : T. : 01.53.79.59.59
La Martinique
Projet de séminaire organisé par les Archives Départementales de la Martinique afin d'évoquer les relations de Michel Leiris avec les Antilles et son analyse de la société antillaise, en réunissant témoins et amis aussi bien que sociologues, historiens ou ethnologues. Thèmes abordés : les Antilles au milieu du XXe siècle ; les arts et la culture antillaise vus par Leiris ; lecture d'extraits des carnets de Leiris ; une relecture de Leiris aujourd'hui.
Date non fixée. Lieu envisagé : l'Atrium (salle Frantz Fanon)
Renseignements auprès des Archives Départementales de la Martinique
BP 649, avenue Saint-John Perse, 97263 Fort de France. T. : 05.96.63.88.46 ; télécopie : 05.96.70.04.50

Alexandre Vialatte
Magnac-Laval, 1901 - 1971

Auteur de centaines de chroniques publiées dans La Montagne et Le Spectacle du monde, Alexandre Vialatte fut plus qu'un journaliste régional. Il est le traducteur en France de Franz Kafka (Le Procès, 1933) et d'autres écrivains allemands. Il fut écrivain lui-même. Ses héros, comme Battling le ténébreux sont des adolescents qui n'arrivent jamais indemnes à l'âge adulte.
Programme des manifestations
Parution aux éditions Henri Champion de l'ouvrage d'Alain Schaffner, Le Porte-plume souvenir, Alexandre Vialatte romancier. 320 p., relié, 290 FF, 44,21 euros.

René-Guy Cadou
Sainte-Reine de Bretagne, 1920 - Louisfert, 1951

Une vie très simple, toute entière vouée à la poésie. René-Guy Cadou passa toute sa vie en Bretagne où il fut, comme son père, instituteur. À peine âgé de dix-sept ans, il publia son premier recueil de vers : Les Brancardiers de l'aube. Il rencontra le grand amour de sa vie, sa femme, en 1943. Elle lui inspira ses plus beaux poèmes (posthumes) : Hélène ou le monde végétal. Ne manquant pas d'un certain courage, il fut le membre le plus important de l'école de Rochefort, créée en 1941 pour affirmer l'indépendance de l'art vis-à-vis des occupants.
Pays-de-la-Loire - Nantes
Projet d'exposition itinérante réalisée par la bibliothèque départementale de prêt. Châteaubriand et Louisfert
21-25 mars : Rétrospective au théâtre de verre de Chateaubriand. En partenariat avec des associations à Louisfert à la maison de René-Louis Cadou : (spectacle du théâtre Messidor, rassemblement d'artistes, chansons, randonnée littéraire)


~ Arts ~

Jacques-Denis Antoine
Paris, 1733 - 1801

On connaît mal cet architecte parisien, un des plus appréciés de la fin de l'Ancien régime. Il atteint la notoriété avec l'hôtel des Monnaies qu'il construisit de 1771 à 1777. Les bâtiments qu'il réalisa dans les années 1770 se distinguent par la richesse du décor. En 1770, Antoine fut nommé membre de l'Académie d'architecture. L'année suivante, il fit un voyage en Italie avec Charles de Wailly. À son retour son style évolua vers une créativité plus grande et un retour à l'antique (hôtel de ville de Cambrai, escalier et salle des pas perdus du palais de Justice et hôpital de la Charité à Paris).

Vincent d'Indy lien vers le programme
Paris, 1851 - 1931

Il fut considéré entre 1890 et 1920, comme l'un des compositeurs les plus importants de l'école française. Élève de César Franck, à qui il voua toute sa vie un véritable culte, il fut son successeur, à sa mort, à la direction de la Société nationale. Ce fut un auteur fécond. La Symphonie cévenole est son œuvre aujourd'hui la plus populaire. C'est toutefois par son enseignement qu'il eut une importance exceptionnelle sur les musiciens du début du siècle. Il les forma avec son cours de composition musicale à compter de 1896 à la Schola Cantorum, dont il fut l'un des cofondateurs puis au Conservatoire, à partir de 1912.

Adolphe Jean-Marie Mouron, dit Cassandre
Kharkov, 1901 - Paris, 1968

Dubo, Dubon, Dubonnet : l'affiche formée de trois images est à coup sûr la plus populaire de toutes celles dessinées par Cassandre. Elle n'est pourtant pas dans la veine de l'artiste. Il fut d'abord un remarquable publiciste, inspiré par l'art abstrait contemporain, les conceptions cubistes et futuristes. Ses chefs-d'œuvre, aux lignes très épurées sont d'une efficacité exceptionnelle comme l'Intransigeant ou l'Étoile du Nord. Passionné par le graphe, il composa des caractères nouveaux et même ceux d'une machine à écrire pour Olivetti. Il créa également des décors de théâtre et se tourna durant les années 1940-1945 vers la peinture. Ses portraits en pied le montrent très influencé par Balthus.

Jean Grémillon
Bayeux, 1901 - Paris, 1959

Sa carrière cinématographique va de 1923 à 1959. Elle fut marquée par l'arrivée du cinéma parlant en 1930. Tout en demeurant très soucieux de la qualité de l'image, il s'orienta vers la description de la réalité quotidienne et sociale, des rapports des êtres humains à leur entourage. Il fit une large place à la nature et singulièrement à la mer. Le thème de la solitude de l'être humain et de son rapport tragique aux autres revient dans toutes ses réalisations. Il fut l'auteur de documentaires (André Masson ou les quatre éléments), de moyens métrages (Le 6 juin à l'aube) et de nombreux films dont Gueule d'amour (1937), Remorques (1941), Lumière d'été (1943), Le ciel est à vous (1944), L'amour d'une femme (1953)
Ile-de-France - Paris

Dates à préciser Rétrospective de ses œuvres à la cinémathèque
20 novembre-30 décembre 2001
Exposition " L'étrange monsieur Grémillon, cinéaste (1901-1989) ", pour retracer sa carrière tout en évoquant plus particulièrement un chef-d'œuvre non réalisé, Le printemps de la liberté, écrit pour le centenaire de la Révolution de 1848. BNF site Richelieu, 58, rue de Richelieu - 75002 Paris - Entrée libre.
20 décembre 2001 à 19 h Soirée d'hommage à Jean Grémillon avec projection de deux films rarement diffusés, Gonzague et Le 6 juin à l'aube. BNF, site François Mitterrand, quai François Mauriac - 75013 Paris, Grand auditorium, hall est. Entrée libre.
Haute-Normandie - Le Moulin d'André (76)
Date à préciser Colloque sur Jean Grémillon
PACA - Cannes
14 mai 2001 Soirée rétrospective Jean Grémillon. Pour toutes ces manifestations, contacter M. Guy Cavagnac, cinéaste qui coordonne tous les événements - tél. : 01 43 22 47 04

Jean Prouvé
Paris, 1901 - Nancy, 1984

Si son talent s'exerça dans différentes directions, puisqu'il fut à la fois ingénieur, directeur d'atelier, architecte et designer, Jean Prouvé fut l'homme d'un matériau : la tôle d'acier. Ingénieur, il mit au point dès 1935 une nouvelle technique de façonnage de la tôle d'acier de faible épaisseur. Pionnier de la construction métallique industrialisée, il comprit tout le parti qu'il était possible de tirer de la standardisation. Il fut un des créateurs du mur-rideau qui l'attira par son élasticité. Constructeur de maisons particulières, il conçut ces dernières comme des assemblages démontables autour d'un noyau dur (le bloc service cuisine, sanitaire, chauffage). Créateur de meubles enfin, il dessina un mobilier en tôle pliée et bois naturel inspiré d'une esthétique traditionnelle aujourd'hui très recherché.
Ile-de-France - Paris

Avril-août 2001 Exposition " Jean Prouvé et Paris " , créée par le Pavillon de l'Arsenal : dessins, photographies, maquettes, pièces de mobilier, etc. Commissaires scientifiques invités : Laurence Allégret, Valérie Vaudou. Architectes scénographes invités : Dominique Lyon et Pierre du Besset. L'exposition sera accompagnée d'un ouvrage coédité avec les éditions Picard sous la direction de Laurence Allégret et Valérie Vaudou. Pavillon de l'Arsenal, 21, boulevard Morland - 75004 Paris - Renseignements : 01 42 76 31 95/26 53

PACA - Hyères (83) 4 février-8 avril, de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h 30, sauf lundis, mardis et jours fériés. Exposition consacrée à Jean Prouvé : documents, photographies, archives, mobilier. Villa Noailles, Montée de Noailles - 83400 Hyères - tél. : 04 94 12 70 63

Henri Poupard, dit Henri Sauguet lien vers le programme
Bordeaux, 1901 - Paris, 1989

Ce provincial, né à Bordeaux, fut en fait une figure très parisienne du XX e siècle. Homme des salons et de la vie mondaine, il demeura toutefois, sa vie durant, fidèle aux aspirations de sa jeunesse et ne renia jamais l'héritage spirituelle d'Éric Satie : refus du romantisme et recherche de la simplicité. Spécialisé dès 1930, dans les ouvertures lyriques et les ballets, il composa ultérieurement la musique de scène des productions de Louis Jouvet, de Jean-Louis Barrault, de la Comédie française puis des partitions pour la radio, le cinéma et la télévision.

Henri Tomasi lien vers le programme
Marseille, 1901 - Paris, 1971

Ce fut un des innombrables élèves de Vincent d'Indy. Il poursuivit simultanément jusque vers 1955 une double carrière : à la fois chef d'orchestre qui reçut les plus hautes récompenses et compositeur. Il dirigea toutes les grandes formations françaises dont l'Orchestre national. Après 1945, il devint un chef d'orchestre d'envergure européenne, défenseur de la musique française. Il consacra la dernière partie de sa vie à la composition. Auteur prolifique et fécond, il a abordé tous les genres. Sa mélodie expressive, de méditerranéen amoureux de la vie, de la danse, du chant, de la terre est allée en se dépouillant et en s'épurant.

Parution du numéro 1 des Cahiers du cinéma
Avril 1951

Directeurs de la revue : Lo Duca et Jacques Doniol-Valcroze. La nouvelle revue se veut la suite de La Revue du cinéma de Jean-Georges Auriol. Elle est créée pour être le témoin lucide et impartial de la grande aventure du siècle : l'aventure cinématographique.
Avril 2001 Numéro spécial anniversaire (n° 556), avec entre autres rubriques une rétrospective sur 50 ans de couvertures, un entretien avec Jacques Derrida, un article sur Roberto Rossellini.
Programme des manifestations
Ile-de-France - Paris
Septembre 2001
Colloque consacré à André Bazin, critique fondateur et directeur des Cahiers du cinéma à l'occasion de leur 50ème anniversaire. Centre Georges Pompidou - 75191 Paris cedex 04 - tél. : 01 44 78 49 60 en partenariat entre le Centre Pompidou et les Cahiers du cinéma.


~ Sciences et techniques ~

Parution de l'Experimenta nova anatomica de Jean Pecquet
1651

Jean Pecquet, médecin et anatomiste né à Dieppe découvre, jeune encore (il n'a pas trente ans) la circulation lym-phatique. Il explore les canaux où circule un liquide incolore qu'il nomme chyle (du grec ÷ u os : suc) et qui vont de l'intestin grêle au canal thoracique. Il identifie le tracé de ce collecteur de la lymphe qui longe la colonne vertébrale et débouche dans la veine sous-clavière gauche. Il donnera son nom à la " citerne " ou " réserve ", située au niveau des premières vertèbres lombaires, endroit où aboutissent les vaisseaux lymphatiques et où naît le canal thoracique. Ce n'est que des années plus tard, que les propriétés de la lymphe seront connues.

Charles Marie de La Condamine
Paris, 1701 - 1774

Membre de l'Académie des sciences en 1735 et de l'Académie française en 1760, ce fut un infatigable voyageur. Il découvrit les côtes d'Afrique et d'Asie. En 1735, il dirigea avec Bouguer une expédition au Pérou chargée de déterminer la longueur d'un arc méridien de 1 degré sur l'équateur. Il observa au cours de son séjour l'attraction du fil à plomb par les masses rocheuses. En 1738, il adressa un mémoire à l'Académie des sciences sur un arbre " le quinquina ". Il descendit ensuite l'Amazone et visita la Guyane. À son retour en France, il présente un mémoire Sur une résine élastique nouvellement découverte à Cayenne, le " cahuchu ". Il participa à la querelle de l'inoculation de la petite vérole.
Programme des manifestations
Midi-Pyrénées Toulouse (31)

21 mai 2001 : Colloque " La Condamine et la mesure de la terre " organisé par la Faculté des sciences économiques et les bibliothèques de l'Université des sciences sociales de Toulouse. Matin : interventions sur le thème " la mission La Condamine ". Après midi : interventions sur le thème " la mesure de la terre et l'esprit des lumières ". Université des sciences sociales de Toulouse, manufacture des tabacs, 21, allée de Brienne - 31000 Toulouse
Printemps 2001 : Projet d'exposition sur la place de La Condamine dans la définition de la mesure de la terre autour des points suivants : la mesure de la terre - les protagonistes - l'Equateur - les difficultés - les mesures géodésiques - les mesures astronomiques - les retombées - mesures actuelles. Date et lieu non précisées.

Claude-François, marquis de Jouffroy d'Abbans
Roche-sur-Rognon, Champagne, 1751 - Paris, 1832

Le 15 juillet 1783, les membres de l'académie de Lyon installés sur l'île Barbe regardent venir vers eux le " pyroscaphe ", navire de 46 mètres de long propulsé par des roues à aube mues par une machine à vapeur à simple effet. Claude-François réitère ainsi l'exploit de 1776 lorsqu'il avait fait marcher un bateau sur le Doubs, à Baume-les-Dames grâce à des rames en bois à volets mobiles actionnées par la vapeur. Pour lui, c'est la gloire… Las ! on lui demande de recommencer l'expérience sur la Seine et il n'aura jamais l'argent nécessaire pour reconstruire un second " pyroscaphe ". Il mourra pauvre et inconnu, du choléra, aux Invalides, lors de l'épidémie de 1832.

Présentation par Joseph-Marie Jacquard d'une machine à tisser à l'Exposition de l'industrie
1801

Au retour de l'armée du Rhin dans laquelle il s'était enrôlé pour défendre la République en 1793, ce lyonnais, qui avait étudié la reliure et la fonte des caractères, travaille dans une fabrique de soieries. Il met au point la mécanique qui porte encore son nom et qui, supprimant les opérations du tireur de lacs, permet de n'employer qu'un ouvrier au lieu de cinq. Le préfet du Rhône s'intéresse personnellement à cette découverte. Il envoie le " métier Jacquard " au Conservatoire des arts et métiers à Paris. Bonaparte y fait venir Jacquard qui peut ainsi perfectionner son invention. La machine est présentée à l'Exposition de l'industrie, en 1801 et le 23 décembre, Jacquard prend un brevet. Il apporta ultérieurement d'autres perfectionnements à l'appareil et améliora le métier de Vaucanson avant de se retirer, chargé d'honneurs, à Oullins.

Dieudonné de Gratet de Dolomieu
Dolomieu Isère, 1750 - Châteauneuf, Saône-et-Loire, 1801

Quel roman que la vie de cet homme qui vécut à la fin de l'Ancien régime, adhéra à la Révolution, participa à la campagne d'Égypte, fut fait prisonnier au retour dans le golfe du Tarente et écrivit son dernier ouvrage à Messine ! De son passage (dès l'âge de deux ans) dans l'ordre de Malte, il conserva un goût prononcé des voyages et des explorations. À Metz, il suivit des cours de physique-chimie. Désormais ses voyages eurent un but : la minéralogie. Mais il s'intéressa aussi à la vulcanologie et aux tremblements de terre. Il explora scientifiquement la Bretagne, les Pyrénées (la vallée de Barèges), les Alpes, l'Italie, Malte, la Sicile, les îles Lipari, le Portugal. Il donnera son nom aux calcaires du Trentin. Collectionneur avisé, ce chercheur fut loin d'être un dilettante : il fut professeur de géologie à l'École des mines et membre de l'Institut.

Hippolyte Bayard
Breteuil, 1801 - Nemours, 1887

Fonctionnaire au ministère des Finances, il consacra tous ses loisirs à la photographie, cette invention toute nouvelle. Il améliora le procédé de W.H.F. Talbot et réalisa en France les premières photographies avec négatif et sur papier (chlorure d'argent noirci puis plongé dans l'iodure de potassium et blanchiment du papier par exposition à la lumière). Dès 1839, il obtint des positifs directs sur papier. Il organisa la première exposition photographique au monde, fit de nombreuses photographies de Paris. Membre fondateur de la société française de photographie, il lui donna toutes ses œuvres. Les découvertes de ce scientifique et le talent de ce véritable artiste furent totalement ignorés à son époque et longtemps occultés par la notoriété de Daguerre.
Picardie - Breteuil

Dates non encore déterminées: Colloque organisé par la municipalité de Breteuil et l'Association française de photographie.

Construction du pont des Arts, premier pont métallique par Cessart et Dillon
Paris, 1801

Ce n'était pas tout à fait un pont, plutôt une voie piétonnière et fleurie qui enjambait la Seine et enchantait les poètes. Louis-Alexandre de Cessart, l'ingénieur qui construisit cette passerelle en utilisant, pour la première fois en France, la fonte pour les neuf arches encastrées dans la maçonnerie des piles, n'avait sans doute pas pris totalement en compte la grande résistance à la pression de ce nouveau matériau… Fragile et gênant pour la navigation le pont des Arts fut démoli en 1981 et reconstruit à l'identique, mais en acier et avec seulement sept arches.

Premier câble sous-marin entre Douvres et Calais
1851

1851, année de la première exposition universelle. Elle se tient à Londres et est accueillie dans la structure d'acier préfabriquée du Crystal Palace, l'immense serre conçue par Joseph Paxton, montée en six mois. Symbole de la fraternité des peuples, la manifestation doit être inaugurée par un geste emblématique : elle s'ouvre sur l'inauguration du premier câble sous-marin qui réunit Douvres à Calais et en fait, il ne faut pas s'y tromper, la City à la Bourse. C'est un peu l'acte de naissance de l'affairisme…

Louis-Jacques Mandé Daguerre
Cormeilles-en-Parisis, 1787 - Bry-sur-Marne, 1851

Daguerre n'est pas un photographe : c'est un peintre en décors de théâtre. Il a eu la direction des décors de l'Ambigu, de l'Opéra, de l'Opéra-Comique. Spécialiste des panoramas, il combine l'éclairage de la toile par l'avant et par l'arrière pour obtenir le passage du jour à la nuit et vice-versa. Il invente le diorama et utilise pour la mise au point du procédé la chambre noire. Il entend ainsi parler des recherches de Nicéphore Niepce qui a réussi, dès 1826 à fixer une image sur une plaque d'étain émulsionnée. Niepce est alors à peu près ruiné, car ses recherches ont largement entamé sa fortune. Après de longues tractations, il accepte, en 1829 l'association que souhaite si vivement Daguerre. Niepce meurt en 1833 ; Daguerre travaille alors seul et obtient en 1838 les premiers " daguérréotypes "… " qui devraient légitimement s'appeler niepcétypes " disait un peu méchamment Nadar.
Programme des manifestations
Ile-de-France
Bry-sur-Marne (94)

Date non connue : A l'occasion du cent cinquantième anniversaire de la mort de Daguerre, rétrospective de l'ensemble de son œuvre (peintures, diorama à restaurer, décors de théâtre, photographies). Musée d'histoire locale - maison de Bry-sur-Marne.
Responsable : Mme Calvarin - tél. : 01 45 16 68 00
30 septembre - 2 décembre 2001
Exposition " Daguerre, le magicien de l'image ". Hôtel de Malestroit, 2 Grande Rue Charles de Gaulle, 94360 Bry-sur-Marne.

Début des travaux des Halles centrales
15 septembre 1851

Parmi les grands travaux qui doivent faire de Paris une capitale moderne, Haussmann veut créer des halles. Le lauréat du concours sera son condisciple du collège Henri IV, grand prix de Rome d'architecture, architecte en chef de la première section des travaux de la ville : Victor Baltard. La légende veut que son prototype ait été en pierre et " le fort de la halle " un pavillon peu novateur et élégant. Ce qui est certain c'est que de 1851 à 1870, Baltard aidé par Callet va construire des pavillons entièrement en fonte. Le projet en est définitivement arrêté en 1854 en suivant le programme imposé par Haussmann. Le plan-masse est très simple et fonctionnel, basé sur l'emploi d'une trame de 6 m. de côté qui permet une standardisation poussée. Les pavillons sont réduits à des colonnes de fonte, supportant des toits de zinc avec pour base des murets de brique. Ils sont réunis par des rues couvertes. La structure est entièrement visible.

Élie Cartan
Dolomieu, Isère, 1869 - Paris, 1951

C'est un des grands mathématiciens de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Elève de l'École normale supérieure, il soutint en 1894 une thèse d'algèbre sur la classification des groupes de Lie. Il eut une carrière d'enseignant dans les universités de Montpellier, Lyon et Nancy. Il occupa de 1924 à 1940, la chaire de géométrie supérieure à la Sorbonne. Ses recherches portèrent essentiellement sur la théorie des groupes qu'il appliqua à la géométrie différentielle. Il mit au point une théorie des connexions et introduisit la notion d'espace généralisé.


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