Politique culturelle
Deux années placées au service de l'emploi dans le spectacle vivant et l'audiovisuel

Entretiens sur le spectacle vivant
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Entraînement de danse au CND
© Agathe Poupeney / CND

L'engagement de l'état, aux côtés des partenaires sociaux, en faveur des artistes et techniciens
En proposant, le 12 mai 2006, de nouvelles avancées aux artistes et techniciens du spectacle vivant et de l'audiovisuel, Renaud Donnedieu de Vabres a confirmé " l'engagement durable de l'état " pour " construire un système pérenne et équitable de soutien à l'emploi " dans le secteur du spectacle vivant.
Pour cela, il a annoncé "la création d'un fonds permanent de professionnalisation et de solidarité " qui sera " financé par l'état" et visera notamment à renforcer le système d'assurance-chômage des intermittents du spectacle. Ce fonds comprend une mesure phare : une allocation de fin de droit de 30 euros par jour, de 2 à 6 mois selon l'ancienneté, qui permettra de maintenir plus longtemps dans le régime les artistes et techniciens qui bénéficieront ainsi d'une plus longue protection. En outre, une allocation de 45 euros par jour sera versée à ceux d'entre eux qui auront réalisé 507 heures sur une période de douze mois, jusqu'en décembre 2007, un an après l'entrée en application prévue des conventions collectives.

Le fonds permanent comprend par ailleurs quatre missions :
>> il assurera une " mission d'action sociale " : les congés correspondant aux maladies remboursées à 100 % par la Sécurité Sociale seront inclus dans le calcul des heures permettant l'ouverture de droits, à hauteur de cinq heures par jour ;

>> jusqu'à 120 heures de formations dispensées, le fonds permanent permettra d'assurer la prise en compte des heures nécessaires au seuil d'application ;

>> il pourra apporter un soutien financier aux structures en vue de "l'aide à la pérennisation des emplois", en accompagnement des expérimentations lancées par l'Etat avec le concours de l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (ANACT) ;

>> il permettra de "détecter les artistes et techniciens en situation de vulnérabilité professionnelle et, sur la base du volontariat de leur part, de leur proposer un soutien adapté", et d'aider les femmes enceintes à bénéficier de toutes les prestations auxquelles elles ont droit sans se couper de leur environnement professionnel.

Deszcz
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A l'initiative de la radio Le Mouv', un grand concert de musiques actuelles a eu lieu le
22 octobre au Grand Palais
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Jean-Paul Guillot :
"avec le fonds permanent le protocole du 18 avril 2006 assure une meilleure couverture "

En analysant le projet de protocole d'accord proposé par l'UNEDIC le 18 avril 2006, Jean-Paul Guillot a estimé le 5 mai 2006 qu'il "constitue la base d'un nouveau système qui permettra aux artistes et techniciens intermittents de disposer d'un système de protection sociale et professionnelle sensiblement meilleur qu'avec les protocoles antérieurs". Accompagné de la création d'un Fonds de professionnalisation et de solidarité, ce dispositif" confirme le maintien d'un régime spécifique" et "concentre le rôle de l'UNEDIC sur le revenu de remplacement". Il permettra par ailleurs" d'affirmer l'engagement de l'Etat au titre de la solidarité nationale" et "garantira aux artistes et techniciens une couverture sociale et professionnelle plus étendue que dans les dispositifs antérieurs", en cohérence avec "la politique de l'emploi" dans le secteur du spectacle vivant et de l'audiovisuel.




Les situations concrètes: 2 exemples

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L'emploi, priorité de l'action de Renaud Donnedieu de Vabres

Entretiens sur le spectacle vivant
(c) D.R.

Au delà du problème spécifique de l'assurance-chômage, Renaud Donnedieu de Vabres a tenu à inscrire son action, depuis deux ans, dans une problématique plus large : la défense de l'emploi dans le secteur du spectacle vivant et de l'audiovisuel. En développant un " plan pour l'emploi " du secteur, il a mobilisé l'ensemble des acteurs.

>>Le soutien à l'activité

Ainsi, en quatre ans, les financements consacrés au spectacle vivant dans le budget du ministère de la culture ont augmenté de 15 %, ce qui traduit un effort continu. Les crédits du spectacle vivant alloués aux DRAC n'ont fait l'objet d'aucun gel budgétaire en 2006.

>> Les crédits d'impôt

La création des crédits d'impôt pour le cinéma, en janvier 2005, puis l'audiovisuel, en avril de la même année, " a permis la relocalisation des productions et une
augmentation, en 2005, de 35 % du nombre des semaines de tournage sur notre territoire ", favorisant ainsi la politique de soutien à l'emploi.

>> Les conventions collectives

Concernant la négociation des conventions collectives, on est passé d'une situation où coexistaient 47 conventions collectives à une situation rationalisée où elles ne sont plus que 8 commissions mixtes paritaires à couvrir l'ensemble du spectacle. L'effort est considérable. Le ministre délégué à l'emploi et à l'insertion professionnelle des jeunes est déterminé à proposer au Premier Ministre de retirer le secteur du spectacle du bénéfice du recours au CDD d'usage si, dans les conventions collectives, les partenaires sociaux ne parviennent pas à se mettre d'accord avant la fin de l'année 2006 sur ses conditions et son périmètre légitime.

>> La lutte contre les abus

Entamé en 2004, le plan de lutte contre le travail illégal dans le spectacle se poursuit et commence à produire des effets (voir encadré). D'autre part, les textes législatifs et réglementaires nécessaires à l'efficacité des contrôles ont été complétés principalement par le croisement des fichiers des organismes sociaux et le renforcement des sanctions administratives et financières. Les autorités compétentes (CNC, DRAC, DMDTS) ont désormais la possibilité de refuser toute aide aux structures qui se sont rendues coupables d'infractions relatives au travail illégal.

Premier bilan sur la lutte contre le travail illégal

Outre un net renforcement des dispositifs législatifs, le plan national de lutte contre le travail illégal, lancé le 18 juin 2004, s'est intensifié en 2005 avec 2 216 contrôles exercés sur 322 entreprises
de spectacle enregistré et 1894 entreprises de spectacle vivant. Ils ont révélé des infractions pour 5,3 % des entreprises contrô-lées contre 75 % observées à l'été 2003. Elles portent principalement sur l'emploi d'étrangers sans titre de travail (12,9 %) et sur les problèmes liés à la fausse sous-traitance et au marchandage (12,4 %).

Un nouveau dialogue

En sollicitant, lors de chacune des étapes du règlement du conflit, le Conseil national des professions du spectacle (CNPS), Renaud Donnedieu de Vabres a ouvert un dialogue professionnel élargi et permanent. Au cours de neuf réunions, cet organisme, qui regroupe l'ensemble des organisations professionnelles et syndicales du secteur, est ainsi devenu un interlocuteur privilégié. De même, en faisant part régulièrement de l'avancée de la situation devant l'Assemblée nationale et le Sénat, notamment lors des débats parlementaires d'orientation sur
le spectacle vivant, il a apporté la preuve que " la culture a droit de cité au cœur de la Représentation nationale ".




Chronologie des actions du ministère de la culture et de la communication

5 mai 2004 :
Nommé ministre de la culture et de la communication le 31 mars, Renaud Donnedieu de Vabres annonce la création d'un " fonds provisoire " abondé par l'état, le " croisement des fichiers " et lance les bases d'un grand débat national sur le spectacle. Il se rendra également au festival de Cannes

11 juin 2004 :
En adressant une lettre aux patrons de chaînes de télévision, Renaud Donnedieu de Vabres leur demande de lutter contre les " abus " en matière de recours à l'intermittence dans l'audiovisuel.

1er juillet 2004 :
Mise en place du " fonds provisoire " destiné aux artistes et techniciens du spectacle, du cinéma et de l'audiovisuel, après que les modalités de fonctionnement eurent été définies par Michel Lagrave, le 7 juin 2004.

18 octobre 2004 :
Au cours des Entretiens pour le spectacle vivant organisés au cirque Fratellini de Saint-Denis, l'ensemble de la profession du spectacle, du cinéma et de l'audiovisuel est invité à s'exprimer.

1er décembre 2004 :
Remise du rapport de Jean-Paul Guillot : Pour une politique de l'emploi dans le spectacle vivant, le cinéma et l'audiovisuel.

9 décembre 2004 :
Alors que le décret du 6 décembre autorisant le rapprochement entre les fichiers sociaux est publié au Journal officiel, s'ouvre à l'Assemblée nationale " pour la première fois " un débat d'orientation sur le spectacle vivant, qui sera suivi d'un débat au Sénat le 1er février 2005.

17 décembre 2004 :
Prenant la suite du fonds provisoire, le financement permettant aux artistes et techniciens d'être reconduits jusqu'en décembre 2006 est mis en place sous le nom de " fonds transitoire ".

7 mars 2005 :
En vue de " définir le partage des responsabilités entre l'Etat, les collectivités territoriales et les partenaires sociaux ", Renaud Donnedieu de Vabres leur propose la signature d'une " charte en matière de soutien à l'emploi dans le spectacle vivant ".

16 novembre 2005 :
Au cours d'une réunion du Conseil national des professions du spectacle, les partenaires sociaux examinent les préconisations de Jean-Paul Guillot sur l'emploi dans le spectacle, remises le 20 octobre 2005, destinées à fournir des pistes à la renégociation du système d'assurance-chômage.

17 novembre 2005 :
A la suite de la remise du rapport de Michel Auclaire sur " le financement public et l'emploi dans le spectacle ", le 29 septembre 2005, Renaud Donnedieu de Vabres a demandé à ses services de " préparer une circulaire liant mieux les financements publics et les conditions d'emploi ".

26 janvier 2006 :
Le Comité de suivi pour l'intermittence, comprenant notamment des parlementaires et des syndicalistes, demande au gouvernement de " donner toutes ses chances " à la négociation sur l'assurance-chômage.

27 janvier 2006 :
Le ministre délégué à l'emploi, Gérard Larcher, présente les orientations du plan contre le travail illégal pour 2006-2007, notamment concernant les entreprises de spectacle.

25 février 2006 :
Selon Renaud Donnedieu de Vabres, qui intervient
lors de l'émission En aparté sur Canal+, il est hors de question que le protocole
de 2003 sur l'assurance-chômage " soit reconduit ".

22 mars 2006 :
Renaud Donnedieu de Vabres présente un bilan détaillé de sa " politique de soutien à l'emploi dans le spectacle " devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale.

18 avril 2006 :
Conclusion des négociations UNEDIC qui devraient aboutir à la signature d'un accord concernant le régime d'assurance-chômage des artistes et techniciens.


12 mai 2006 :
Dévoilant la création d'un fonds permanent, Renaud Donnedieu de Vabres assure que " les artistes et techniciens exclus par le protocole de 2003 seront réintégrés dans leurs droits jusqu'au 31 décembre 2007 ".