itinéraires du patrimoine

    Ardennes
Le Dijonval et la draperie sedanaise

Lors de la création, en 1646, de la manufacture royale du Dijonval, Sedan, nouvellement rattachée à la France, devint le premier centre de fabrication de draps fins « façon de Hollande ».
A l'expiration du privilège royal, d'autres manufactures apparurent à Sedan, Elbeuf et Louviers. A l'exception du Dijonval, ces usines, intégrées dans la ville, sont devenues des immeubles d'habitation au moment du déclin de la draperie fine. Apprendre à les reconnaître et en comprendre le fonctionnement sont les buts de cet Itinéraire.

Relecture : Mireille Bouvet, Xavier de Massary.
Coordination éditoriale : Xavier de Massary.
Textes : Sandrine Fuselier.
Photographies : Jacques Philippot.
Cartographie : Lieux dits.

Itinéraires du Patrimoine n° 150
© Inventaire général, ADAGP
Edité par l'Association pour la Valorisation des Atouts Culturels de la Champagne-Ardenne, octobre 1997.
ISBN : 2-905386-07-X. 24 p.

Le château-fort de Sedan

Commencé vers 1424 sur un site usurpé aux moines de l'abbaye bénédictine de Mouzon, le château de Sedan en position clé sur la frontière de l'est de la France fut sans cesse agrandi, renforcé, modernisé par les puissants La Marck, ducs de Bouillon et princes souverains de Sedan.
Presque tout ce qu'ils ont bâti est encore en place et témoigne de façon magistrale de l'évolution de l'architecture militaire entre le XVe siècle et le Second Empire. Apprendre à lire et à déchiffrer ce vaste et complexe édifice, encore méconnu, est le but de cet itinéraire.

Textes, plans et reconstitutions
: Alain Sartelet. Photographies : Jacques Philippot.

Itinéraires du Patrimoine n° 162
© Inventaire général, ADAGP
Edité par l'Association pour la Valorisation des Atouts Culturels de la Champagne-Ardenne, septembre 1998.
ISBN : 2-905386-08-X. 32 p.

Le patrimoine religieux de Sedan

Bien qu'elle n'ait pas conservé d'église médiévale, la ville de Sedan présente néanmoins un patrimoine religieux important et original, très marqué par les temps forts de l'histoire religieuse de la principauté de Sedan, la Réforme et la contre-Réforme.
Parmi ces édifices il en est un de toute première importance pour l'histoire de l'architecture religieuse en France, le grand temple du XVIe siècle, probable oeuvre de jeunesse de Salomon de Brosse, quasiment intact aujourd'hui à l'intérieur de l'église Saint-Charles-Borromée.

Relecture : Renaud Benoît-Cattin, Xavier de Massary. Coordination éditoriale : Xavier de Massary.
Textes : Alain Sartelet.
Photographies : Jacques Philippot. Dessins : Alain Sartelet.

Itinéraires du Patrimoine n° 260
© Inventaire général, ADAGP
Edité par Dominique Guéniot, juillet 2002.
ISBN : 2-87825-230-6. 40 p. 5 euros.

Les fortifications de Mézières

Du IXe siècle jusqu'à la fin du XIXe siècle, Mézières vit successivement s'élever des fortifications représentatives de toutes les étapes de l'évolution de la défense : château féodal à motte en terre et bois, tours à archères, tours à canons et enfin bastions. Place forte essentielle pour la protection des marches de l'est, « clé du royaume de France » selon les propres paroles du roi Henri III, les fonctions militaires et défensives y prirent progressivement le pas sur toutes les autres fonctions urbaines, du moins jusqu'au XIXe siècle. La ville connut les vicissitudes des sièges de 1521, 1815, 1870, puis les destructions dues au déclassement et aux deux dernières guerres mondiales. Malgré cela, des éléments importants des fortifications subsistent aujourd'hui. Parmi ceux-ci se signalent la tour de l'École et la tour de la Bobresse, toutes deux du XIIIe siècle, la porte de Bourgogne et son pont fortifié du XVe siècle, ainsi que deux énormes tours à canons de l'époque de François Ier, la tour Milard et la tour du Roy.

Relecture et coordination éditoriale : Gilles Blieck, Xavier de Massary.
Textes : Alain Sartelet.
Photographies : Jacques Philippot.
Cartographie : Alain Sartelet.

Itinéraires du Patrimoine n° 269
© Inventaire général, ADAGP
Edité par Dominique Guéniot, septembre 2003.
ISBN : 2-87825-252-7. 32 p. 4,5 euros.

Fumay

Lovée dans une boucle de la Meuse, au coeur de la forêt ardennaise, Fumay eut une histoire agitée, ballottée entre les Pays-Bas et le royaume de France, jusqu'à son rattachement définitif à ce dernier en 1769. La prospérité ancienne de cette petite ville est due pour une part au commerce fluvial, puis à la métallurgie, mais elle est surtout connue pour avoir été jusque dans les années 1970 un important centre ardoisier, grâce aux propriétés du schiste local. Un musée lui est aujourd'hui consacré. Le visiteur goûtera le charme de ses vieilles rues sinueuses descendant vers la Meuse aux quais bordés de façades de brique et de pierre grise, ainsi que la beauté de son cadre forestier et de ses panoramas sur la vallée, qui sont autant de buts d'excursion.

Relecture et coordination éditoriale : Xavier de Massary.
Textes : Vincent Anciaux.
Photographies : Jacques Philippot.
Dessins et cartographie : Stéphane Froehlich.

Itinéraires du Patrimoine n° 287
© Inventaire général, ADAGP
Edité par Dominique Guéniot, décembre 2003
ISBN : 2-87825-270-5. 64 p. 6,5 euros.

      Aube
Château de la Motte-Tilly

Le château de la Motte-Tilly, élevé à partir de 1754 par l'Abbé Terray, l'un des personnages les plus haïs du règne de Louis XV en raison de son royaume, se signale par l'élégance de sa silhouette. L'équilibre de ses lignes en fait l'archétype de la maison de plaisance : la symétrie y règne, avec cette aisance que le Siècle des lumières a su insuffler aux rigueurs du classicisme. En 1910, le comte Gérard de Rohan-Chabot s'attache à faire renaître la dialectique du château et de son parc régulier menant jusqu'à la Seine. Cette recherche d'unité est poursuivie, dans un grand souci de purisme, par sa fille, la marquise de Maillé, qui atteint le but de son oeuvre de reconstitution savante : donner la paisible sensation d'une présence.

© CMN Monum, Editions du patrimoine, Paris, 2005
Dépôt légal :juin 2005
ISBN : 2-85822-850-7. 64 p. 7 €.

Renseignements pratiques :

Château de la Motte-Tilly
10400 La Motte-Tilly
tél : 03.25.39.99.67

L'abbaye de Clairvaux

Fondée en 1115 en un lieu écarté de la Champagne méridionale, l'abbaye de Clairvaux se trouva en à peine plus d'un siècle, grâce à la personnalité de saint Bernard, à la tête d'une filiation de plus de trois cents maisons appliquant la réforme cistercienne.
Ce rayonnement se traduisit par des reconstructions successives de bâtiments toujours plus imposants, jusqu'au Grand Cloître du XVIIIe siècle. La Révolution dispersa les moines et son rachat par l'Etat en 1808 ne sauva les bâtiments de l'ancienne abbaye (à l'exception de l'église) que pour les soustraire au monde en y installant la plus grande maison de détention de France. Ces lieux si chargés d'histoire se dégagent aujourd'hui peu à peu de l'emprise carcérale, à la recherche d'une vocation qui y fasse de nouveau souffler l'esprit.

Relecture
: Xavier de Massary, Michel Miguet, Martine Plouvier.
Coordination éditoriale : Xavier de Massary.
Textes : Gilles Vilain, Jean-François Leroux.
Photographies : Jacques Philippot.
Cartographie : Stéphane Froehlich.

Itinéraires du Patrimoine n° 268
© Inventaire général, ADAGP
Edité par Dominique Guéniot, avril 2003
ISBN : 2-87825-251-9. 80 p. 7,5 euros.

      Marne

La basilique Notre-Dame de l'Epine (Marne)

L’église Notre-Dame de l’Epine, basilique depuis 1914, tire son origine de la dévotion à une statue de la Vierge à l’Enfant, dont le culte s’est développé au point d’en faire l’objet d’un des grands pèlerinages du nord du royaume. La construction d’un vaste édifice est réalisée sous l’impulsion des habitants du lieu, favorisée par les largesses de ceux de Châlons, la ville voisine : la première mention du chantier remonte à 1410-1411 et sa dernière en 1527. Le plan et la structure sont ceux d’une petite cathédrale. Si la façade est un célèbre morceau d’architecture flamboyante, l’intérieur se tourne résolument vers le XIIIe siècle en reprenant de multiples traits de la cathédrale de Reims. Le nombre, la verve et la fantaisie des figures répandues autour de l’église en tant que gargouilles, culots ou sculptures d’amortissement constituent une autre originalité intrigante de l’Epine. La conservation d’une grande partie du mobilier d’origine – jubé et poutre de gloire, clôture de chœur, curieuse armoire à reliques appelée « trésor », tribune et buffet d’orgue – achève de faire de l’Epine un monument phare de la région.

Textes : Jean-Baptiste Renault
Photographies : Jacques Philippot


Itinéraires du Patrimoine n° 305
© Inventaire général, ADAGP, septembre 2006
ISSN : 1159-1722
ISBN : 2-87825-359-0
64 pages - 7 €

Ouvrage disponible auprès des éditions
Dominique Guéniot
5 rue Jean-Roussat
BP 174
52203 Langres Cedex

www.editionsgueniot.fr

 

Vitraux des églises de Châlons-en-Champagne

Châlons-en-Champagne fait partie du petit nombre des villes de France à avoir conservé dans plusieurs de leurs églises un grand ensemble de vitraux anciens. Trois édifices présentent cette richesse : la cathédrale Saint-Etienne, les églises paroissiales Notre-Dame-en-Vaux et Saint-Alpin. Depuis le grand vitrail roman du trésor de la cathédrale jusqu'aux réalisations liées aux restaurations des XIXe et XXe siècles, le visiteur peut découvrir là toute l'évolution de l'art des peintres verriers et surtout la place particulièrement importante qu'y tiennent les créations de la première moitié du XVIe siècle.

L'influence artistique des régions voisines y est souvent sensible et ajoute un intérêt supplémentaire à ce parcours qui rappelle également, par une suite d'oeuvres exceptionnelles, la place importante que la ville et ses mécènes, clercs, notables et confréries, ont su tenir au cours des siècles.

Textes : Jean Fusier, avec la participation de Maxence Hermant
Photographies : Jacques Philippot
Cartographie : Christophe Wissenberg


Itinéraires du Patrimoine n° 303
© Inventaire général, ADAGP, décembre 2005
ISSN : 1159-1722
ISBN : 2-87825-345-0
112 pages - 9,50 €


Le palais du Tau (Reims)


Reconstruit à maintes reprises, la dernière fois après son incendie lors des bombardements de 1914, le palais du tau est l'ancienne résidence des archevêques de Reims.
En parcourant la salle basse, la chapelle palatine, la salle du Tau, la salle Charles X, le musée de la Cathédrale et le trésor, on découvre de riches collections lapidaires et un ensemble doeuvres d'art qui évoquent l'histoire du palais ainsi que celle de la cathédrale Notre-dame. En effet, depuis le Ve siècle, avec le baptême de Clovis par saint Remi, Reims est étroitement liée à l'histoire de France. Les cérémonies du sacre des rois de France se sont déroulées dans ces deux monuments : la statuaire de la cathédrale déposée au musée, l'orfèvrerie et les tapisseries conservées dans le trésor en remémorent les fastes.

Textes
: Patrick Demouy.
Itinéraires du Patrimoine n° 165
© Caisse nationale des monuments historiques et des sites
Editions du patrimoine. Paris, juin 1998.
ISBN : 2-85822-203-7. 48 p. 5,5 euros.

Cimetières militaires et monuments aux morts de la Grande Guerre

Alors que sont en train de disparaître les derniers témoins directs de la Grande Guerre, il importe d'entretenir la mémoire de ce conflit, matrice du XXe siècle et véritable guerre civile européenne.


Textes
: Alexandre Niess
Itinéraires du Patrimoine n° 288
Dominique Guéniot éditeur, mars 2005.
ISBN : 2-87825-271-3. 88 p. 8,5 euros.

 

      Haute-Marne

     

L'abbaye d'Auberive (Haute-Marne)

Située aux confins de la Bourgogne et de la Champagne, dans la haute vallée de l'Aube, l'abbaye d'Auberive a été fondée par saint Bernard, abbé de Clairvaux, et par l'évêque de Langres. Par son histoire autant que par son emplacement, elle reflète de manière emblématique le rayonnement considérable de l'esprit et des fondations cisterciennes qui couvrirent l'Europe occidentale à partir des années 1130. S'il subsite peu d'éléments de l'époque médiévale en dehors du chevet de la première église, en revanche le XVIIIe siècle a légué un ensemble remarquable de bâtiments conventuels. Un usage carcéral dans la seconde moitié du XIXe siècle a lui aussi laissé son empreinte sur les lieux, qui retrouvèrent une destination monastique de 1925 à 1960. Après un long sommeil, l'abbaye d'Auberive connaît depuis 2005 une renaissance par la volonté de ses nouveaux propriétaires, qui l'ouvrent au public tout en y organisant des manifestations culturelles et en y présentant une collection d'art contemporain.

Textes : Gilles Vilain
Photographies : Patrick Delance
Cartographie : Christophe Wissenberg


Itinéraires du Patrimoine n° 304
© Inventaire général, ADAGP, mai 2006
ISSN : 1159-1722
ISBN : 2-87825-346-9
48 pages - 6 €

 




Joinville, le château du Grand Jardin : Haute-Marne

Edifié entre 1533 et 1546 par Claude de Lorraine, duc de Guise, le château de Joinville est un des plus anciens témoins de l'engouement de la noblesse française pour l'architecture de la Renaissance et pour les décors inspirés de l'Antiquité. Malgré ses dimensions, il n'était à l'origine qu'une dépendance du "château haut", consacrée aux fêtes et au repos, et entourée d'un luxuriant jardin qui lui valut de recevoir dès le XVIe siècle l'appellation évocatrice de château du "Grand Jardin". Intérieurement très remanié au XVIIIe siècle et mutilé de ses lucarnes après la Révolution, il a fait l'objet au XIXe siècle d'une restauration approximative tandis que ses abords étaient transformés en parc à l'anglaise.

Le domaine, propriété du Conseil général de la Haute-Marne depuis 1978, a recouvré aujourd'hui une partie de sa splendeur grâce à une importante campagne de travaux, qui a permis en particulier de restituer les volumes d'origine et de recréer un jardin dans l'esprit de la Renaissance. Devenu centre culturel de rencontre, le château organise des manifestations culturelles tout au long de l'année.

Textes : Hélène Billat
Relecture : Thierry Crépin-Leblond, Catherine Gros, Marc Lechien, Xavier de Massary, François Roche.
Coordination éditoriale : Xavier de Massary.
Photographies : Jacques Philippot
Cartographie : Lieux Dits


Itinéraire du patrimoine n° 292
© Inventaire général, ADAGP
Edité par Dominique Guéniot, juin 2005
ISBN : 2-87825-290-3. 48 p. 6 €


Les retables de Jean-Baptiste Bouchardon : Aube et Haute-Marne

On connaît généralement assez mal l'histoire des retables produits par les courants spirituels et artistiques de la Contre-Réforme, et qui peuplèrent aux XVIIe et XVIIIe siècles les églises de nos campagnes. Avec J.B Bouchardon, quoique moins connu que son fils Edme, on a la chance d'avoir affaire à une personnalité qui, entourée de collaborateurs, a crée au moins une vingtaine de retables pendant un demi-siècle dans le sud de la Champagne, dans un rayon de cinquante kilomètres autour de la ville de Chaumont, où il habitait. Par chance, un certain nombre des projets qu'il a conçus sont également parvenus à nous et ont permis aux historiens de l'art de les rapprocher des retables encore conservés dans les églises. C'est cette riche production, déclinaison provinciale et pleine de sève des grands modèles parisiens, que cet Itinéraire du patrimoine convie à découvrir

Textes : Marie-Agnès Sonrier
Photographies : Jacques Philippot, Yamina Sebki

Itinéraires du Patrimoine n° 293
© Inventaire général, ADAGP
Edité par D. Guéniot , mars 2005
ISBN : 2.87825.291.8. 80 p. 8 euros.

Wassy

Les comtes de Champagne s'implantent très tôt le long de la Blaise, exploitent le bassin minier et établissent une prévôté comtale. La ville prend son essor aux XIe et XIIe siècles, qui voient la construction de l'église, du château et des fortifications. Au XVIe siècle, une communauté réformée se constitue ; en 1562 a lieu le « massacre de Wassy », qui marque le commencement des guerres de religion. Le paysage urbain est encore très marqué par la glorieuse période (1800-1926) où Wassy fut le siège d'une sous-préfecture, établie plus tard à Saint-Dizier.

Textes : Sandrine Fuselier.
Photographies : Jacques Philippot.

Itinéraires du Patrimoine n° 222
© Inventaire général, ADAGP
Edité par Victor Stanne, octobre 2000
ISBN : 2-911330-21-8. 40 p. 4,57 euros.


Bourmont

Placé sur un promontoire dominant la Meuse, qui n'est ici qu'un cours d'eau champêtre, Bourmont doit à son site sa prospérité passée.
Bien qu'il compte moins d'un millier d'habitants, le village de Bourmont présente des traits urbains marqués avec deux églises et un habitat, à l'architecture de qualité, resserré dans l'enceinte médiévale.
La beauté de la pierre de taille mariée aux teintes végétales des jardins en terrasses invite à la promenade le long des rues tranquilles pour gagner le plateau, les allées d'arbres du Cona et l'insolite parc des Roches.

Relecture : Mireille Bouvet, Xavier de Massary.
Coordination éditoriale : Xavier de Massary.
Textes : Sandrine Fuselier.
Photographies : Jacques Philippot.
Cartographie : Lieux dits.

Itinéraires du Patrimoine n° 258
© Inventaire général, ADAGP
Edité par Dominique Guéniot, juillet 2002
ISBN : 2-87825-231-4. 48 p. 5,5 euros.

La Mothe-en-Bassigny. Place forte de la Lorraine face à la France

Dominant un vaste horizon vallonné, le site de La Mothe n'est plus aujourd'hui qu'une colline herbagère coiffée de bois sombres. Le visiteur étonné y découvre des amas confus de pierres dont il perçoit mal, au premier regard, l'organisation, mais dont il pressent qu'ils sont les témoins d'un ancien cataclysme.
Là se trouvait avant 1645 la cité de la Mothe. Promontoire avancé du duché de Lorraine, La Mothe fut emportée dans la lutte que se livraient le royaume de France et la maison de Habsbourg. La place fut rasée sur ordre de Mazarin, ses habitants chassées et le terrain reconquis par la nature devint un haut lieu douloureux de la mémoire lorraine.

Relecture : Gilles Blieck, Mireille Bouvet.
Coordination éditoriale : Xavier de Massary, Gilles Vilain. Textes : Jean Charles.
Photographies : Jacques Philippot.
Cartographie : Jean Charles, Christelle Lagatie, Lieux Dits.

Itinéraires du Patrimoine n° 259
© Inventaire général, ADAGP
Edité par Dominique Guéniot, juillet 2002
ISBN : 2-87825-227-6. 64 p. 6,5 euros

La ceinture fortifiée de Langres (1869-1905),

Le réseau défensif mis en place aux frontières de la France après la défaite de 1870 représente, par son ampleur, un ensemble comparable aux fortifications de Vauban ou à la ligne Maginot. Dans ce programme connu sous le nom de Séré de Rivières, du nom du général qui en est l'initiateur, la ceinture fortifiée de Langres occupe, en seconde ligne, une position stratégique à l'amont des trois bassins hydrographiques de la Seine, de la Meuse et de la Saône, et à un noeud de communications ferroviaires. Par la diversité de ses forts et de ses ouvrages, elle illustre l'une des ultimes tentatives d'adaptation des fortifications permanentes aux progrès fulgurants de l'artillerie, jusqu'à ce que, après 1900, on renonce, pour des raisons budgétaires, à les moderniser par l'ajout de structures en béton armé et en acier. Epargnée par les combats des deux guerres mondiales, cet ensemble remarquablement conservé témoigne des derniers développements de la fortification maçonnée, encore empreints de monumentalité.

Relecture et coordination éditoriale : Gilles Blieck, Xavier de Massary.
Textes : Isabelle Warmoes.
Photographies : Jacques Philippot.
Cartographie : Stéphane Froehlich.

Itinéraires du Patrimoine n° 266
© Inventaire général, ADAGP
Edité par Dominique Guéniot, juillet 2003
ISBN : 2-87825-228-4. 56 p. 6 euros.

Châteaux et maisons fortes de la haute vallée de la Marne aux marches de la Lorraine

La haute-vallée de la Marne fut durant tout le Moyen Âge, par vassaux interposés, le terrain d'une lutte d?influence entre le comte de Champagne et les ducs de Bourgogne et de Lorraine. La construction des châteaux forts de Chaumont, Vignory, Joinville et Saint-Dizier, et de celui, plus à l'est de Lafauche, illustre l'importance alors stratégique de cette voie de communication. Celle-ci ne faiblit pas lorsque, à partir de la Renaissance, elle se trouva à proximité de la frontière entre le royaume de France et l'Empire, comme en témoigne le siège de Saint-Dizier en 1544. Par ailleurs, les troubles religieux de la fin du XVIe siècle ont donné lieu à une dernière génération de résidences fortifiées avec les maisons fortes de Marault, Morteau et Rimaucourt. Devenues pour l'essentiel des ruines pittoresques, les imposantes constructions médiévales permettent cependant d'apprécier la qualité et les constantes améliorations apportées à cette architecture militaire progressivement adaptée à l'artillerie à feu.

Relecture et coordination éditoriale : Gilles Blieck, Xavier de Massary.
Textes : Christian Corvisier.
Photographies : Jacques Philippot.
Dessins et cartographie : Stéphane Froehlich.

Itinéraires du Patrimoine n° 267
© Inventaire général, ADAGP
Edité par Dominique Guéniot, juillet 2003
ISBN : 2-87825-229-2. 64 p. 6,5 euros.