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La découverte d'un nouveau monument gallo-romain
Le chantier de la rue Belin se trouve à moins de 200 m de la limite nord de la ville antique, dans un secteur qui domine légèrement l'agglomération. Les opérations de fouilles réalisées en 1998 et 1999, avec le concours du Foyer Rémois, de l'Etat et de la Ville de Reims, ont porté sur une partie d'un ensemble gallo-romain dont les dimensions, le choix des matériaux de construction utilisés et la qualité de la technique de construction attestent de la présence d'un nouveau bâtiment monumental.
Les vestiges mis au jour sont constitués d'une grande salle semi-enterrée (qui mesure au moins 60 m de long -seule la limite nord est connue-, sur 9 m de large), avec un égout qui lui est parallèle à l'est, des fondations de murs et de sols connexes à l'ouest. À l'intérieur de la salle, le long du mur Est, se trouve un alignement de pilastres et plusieurs caniveaux partant de la salle traversent le mur et vont se déverser dans l'égout principal. A l'extrémité ouest, un petit fossé orienté selon le même axe que les structures gallo-romaines semble limiter l'ensemble des constructions. Les vestiges mis au jour correspondent à un vaste ensemble monumental construit au IIe siècle. Les hypothèses actuelles tendent à confirmer la présence d'une vaste structure cultuelle avec un temple en son centre. La partie découverte n'étant qu'une des ailes de l'esplanade du monument.
La réoccupation du bâtiment
La fouille des couches qui correspondent à l'utilisation des puits à permis de recueillir un matériel archéologique considérable constitué de tessons de céramique, de 47 monnaies de bronze ou d'argent et de divers objets en bronze ou en fer (en particulier une cruche en bronze pratiquement intacte, des outils qui ont pu servir au creusement des puits et une petite sculpture en ronde-bosse représentant une Diane chasseresse)
Le démontage des puits
Des stèles funéraires et des éléments d'architecture
Sur l'ensemble des blocs prélevés, on peut dénombrer une trentaine d'inscriptions funéraires plus ou moins complètes, environ 45 stèles ou fragments de stèles et 40 à 50 éléments d'architecture avec des tambours de colonne lisses, cannelés ou tores, des chapiteaux corinthiens, des éléments d'entablement, soffites avec caissons à fleuron, modillons à doubles volutes...
Une réutilisation du site par des militaires romains ?
Les importants moyens financiers et humains qui ont été mis en oeuvre pour les construire : creusements, transport et taille des blocs, puis la construction des puits eux-mêmes témoignent de besoins en eau considérables. L'hypothèse retenue actuellement est celle d'une construction militaire. Quelques éléments, dont la présence avérée de céramique africaine (sigillée et amphores), semblent aller dans ce sens mais seule l'étude des données recueillies dans les niveaux contemporains des puits et dans leurs remplissages pourra amener des éléments plus déterminants.
Une étude et des moyens à mettre en place
L'étude à venir, de l'ensemble des blocs d'architecture va permettre de reconstituer partiellement l'élévation de ce monument. Celle des stèles funéraires donnera des informations inédites sur l'épigraphie et la sculpture antique en Gaule et apportera des données essentielles pour la compréhension de l'histoire du site urbain rémois.
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