JANE GRAY
Gravure de Paul MERCURI -1857 -
d'après Paul DELAROCHE -1834 -

Jane Gray - 1834
d'après Hippolyte dit Paul DELAROCHE
(1797 - 1856)
Gravure au burin de Paul MERCURI - 1858,
28,5 x 35 cm.


Jane Gray - 1834
d'après Hippolyte dit Paul DELAROCHE
(1797 - 1856)
Gravure au burin de Paul MERCURI - 1858
Épreuve d'état
28,5 x 35 cm.


Jane Gray - 1834
d'après Hippolyte dit Paul DELAROCHE
(1797 - 1856)
Photographié par Robert Bingham
sur papier albuminé
17,3 x 20,5 cm.


Jane Gray - 1834
d'après Hippolyte dit Paul DELAROCHE
(1797 - 1856)
Gravure au burin de Paul MERCURI - 1858
Photographié par Goupil & Cie
Épreuve sur papier albuminé
17,7 x 24,2 cm.


46 lettres échangées entre Mercuri et Adolphe Goupil témoignent de la difficile génèse de cette oeuvre. 22 années auront été nécessaires pour la gravure au burin d'une seule planche ; commandée en 1835, la version définitive est enfin achevée en mai 1857 et exposée au Salon de 1859. C'est un cas extrême mais non unique, puisque Calamatta a mis 20 ans pour graver La Joconde.
Jane Gray est l'héritière du trône d'Angleterre suite au testament d'Edouard VI. Mais elle est exécutée dans une salle basse de la Tour de Londres à l'âge de 17 ans, le 12 Février 1554, sur l'ordre de Marie, sa cousine, subissant un martyre exemplaire.
La gravure connaît une fortune critique. Si certains dénoncent un burin inquiet et si recherché qu'il aboutit à la sécheresse et à l' "afféterie", Théophile Gautier s'enthousiasme pour une oeuvre plus parfaite que l'original qu'elle représente. "Le dessin de la gravure est plus ferme, plus savant, plus magistral. Le burin a presque partout corrigé le pinceau (...) La femme à demi évanouie, celle qui cache sa figure contre le gros pilier, a acquis une finesse digne d'Holbein ; les mains tendues de Jane Gray ne sont plus des mains de cire : la grâce de son visage à demi- caché par le bandeau est plus douloureuse ; il n'est pas jusqu'à ce bourreau mélodramatique qui n'ait beaucoup gagné."