TYPOGRAVURE (du grec, tupos, caractère, et graphein, écrire)

Les Glaneuses - 1857
d'après Jean-François MILLET
1890 - Cuivres et zincs typogravés par Boussod, Valadon & Cie, montés sur bois, destinés à l'impression des couleurs
Rouge, jaune, bleu, noir, gris, chair
44 x 58,5 cm.


Procédé photomécanique révolutionnaire où l'image se forme en relief, la typogravure est la solution au "problème de la photogravure en relief" et permet d'imprimer simultanément images et textes. Des trames décomposent l'image de départ, les demi-teintes de la photographie ne pouvant être traduites en relief sans cette intervention. Le résultat est de moindre qualité que par l'héliogravure mais le tirage des épreuves est plus industrialisé et de rentabilité plus élévée.
Grâce à la collaboration de Rousselon et Manzi paraissent en 1882 les premiers catalogues Goupil illustrés au moyen de la typographie, et en 1885, les premières publications artistiques.
Il faut attendre 1887 pour voir les premières chromotypogravures où l'impression est réalisée au moyen de six planches en moyenne, chacune de couleur différente, la sélection des couleurs étant effectuée à l'oeil, par un chromiste. La typogravure en noir connaît un développement important pour la Maison avec la production de livres illustrés et la création de revues qui offrent un débouché et une publicité supplémentaires aux éditions de la Maison. Mais ce sera aussi le dernier cheval de bataille, l'ultime réponse à l'évolution des goûts avant le déclin de l'entreprise.


Des chiffres
1888 : On tire des deux plaques pour chacune des couleurs claires, respectivement et journellement, 5.000 exemplaires.

Les glaneuses - 1857
(1814 - 1875)
d'après Jean François MILLET
Chromotypogravure, 42 x 55 cm.



SELECTION DE TYPOGRAVURES ET CHROMOTYPOGRAVURES