HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC
1864-1901


Acrobates au cirque
d'après Henri de TOULOUSE-LAUTREC
Photogravure,
24 x 18 cm.


Vicomte de BRETTES
Henri de TOULOUSE-LAUTREC
Pointe-sèche originale,
17 x 8,7 cm.


Le lithographe ou Le bon graveur (Adolphe ALBERT)
(1864 - 1901)
Henri de TOULOUSE-LAUTREC
Lithographie originale - 1898
34,4 x 24,5 cm.



"J'ai été chez Van Gogh qui m'a dit qu'une de mes peintures de cet été va être vendue au directeur de la photoglyptie Goupil (sic), Michel Manzi, que je connaissais déjà depuis longtemps, ce qui d'un côté m'oblige à lui faire un prix d'ami, et de l'autre offre l'avantage de faire que ma peinture sera vue par un tas de gens". (Lettre à sa mère, le 9 Janvier 1888)
Mais "Boussod, Valadon & Cie" estime que son nom porte peu dans un encart publicitaire de revue; de 1888 à 1898, il collabore épisodiquement comme illustrateur au Paris Illustré et au Figaro Illustré, mais son oeuvre est surtout reconnue de façon posthume, en Avril 1902, dans un Numéro Spécial du Figaro Illustré. Même réserve à l'égard de ses lithographies: en 1892, paraît Au Moulin Rouge, suivie de L'Anglais Au Moulin-Rouge.
"Vous m'avez dit de vous communiquer quand il sortirait quelque chose de moi. Il vient de paraître une estampe originale en couleurs de la Goulue au Moulin-Rouge. La gravure est par moi d'après mon tableau ou plutôt c'est une interprétation très transposée dudit. (...) Le prix est de un Louis <20 Francs>. Les épreuves sont numérotées de 1 à 100 et les pierres effacées devant moi." (Lettre au poète belge Emile Verhaeren) Mais, il faut attendre 1898 pour que soient éditées cinq autres épreuves, numérotées et signées, vendues 20 Francs.

M.Manzi et M.Joyant soutiennent l'artiste jusqu'à la fin de sa vie:
"Votre couronne mortuaire venue dire si exactement que votre coeur était avec nous lors du douloureux trajet précédant la dernière séparation d'avec mon fils unique survivant de deux, ce précieux autant qu'éphémère souvenir de vous deux, car avec Joyant, vous êtes Un unis dans la même pensée tutélaire de mon déshérité sinon désespéré (...) On peut critiquer la courte oeuvre de celui qui disparaît, pas vieux par les ans, mais mûri par tant d'épreuves natives et accidentelles. Il croyait à ses croquis et vous à lui. Grâce à votre appui, il a percé, et il vous doit d'avoir étouffé le courant malveillant. (...) Il est votre enfant pour l'art encouragé". (Lettre du Comte Alphonse de Toulouse-Lautrec-1901)
En 1905, les éditeurs lui rendent un dernier hommage avec "Toulouse-Lautrec au Cirque, 22 Dessins aux crayons de couleur", reproduits en photogravure, dans l'esprit de l'édition consacrée à Degas en 1897. Un registre des dépôts, conservé au musée Goupil, permet de retracer l'historique des ses oeuvres.