SALONS ET EXPOSITIONS UNIVERSELLES


Exposition universelle de 1889 - vue d'ensemble
prise sous la Tour Eiffel
ATELIER GOUPIL (?)
Épreuve sur papier argentique à émulsion
45,5 x 38 cm.

Exposition Universelle de 1889 :
Vue du dôme central
ATELIER GOUPIL (?)
Épreuve sur papier argentique à émulsion
46 x 36,5 cm.


Ces deux institutions manifestent les choix esthétiques, industriels et politiques des élites dirigeantes et reflètent l'esprit du XIXe animé par la croyance dans le Progrès des Arts et des Sciences. Le XVIIIe siècle, qui a pourtant défendu la thèse du progrès de l'humanité en général, n'a pas osé y croire, mais l'idée se fait jour aux alentours de la Révolution, en pleine ascension de la classe bourgeoise, et chemine pendant tout le XIXe pour s'épanouir sous Napoléon III.
Le Salon des Beaux-Arts présente annuellement en France depuis 1791, les oeuvres des artistes sélectionnés par le jury de la très académique Ecole des Beaux-Arts, mais les "exclus" n'ont droit à aucune reconnaissance. Au XIXe, le Salon devient un divertissement très couru, gratuit le dimanche. En 1884, on compte 238.000 visiteurs, en 1887, 562.000.
Mais ce siècle est aussi et surtout celui des Expositions Universelles; en 1855, le Pavillon des Beaux-Arts de l'Exposition Universelle de Paris ne reçoit que 982.000 visiteurs, alors que la section industrielle en compte 4.180.000. Les pays rivalisent et présentent les résultats des dernières inventions: la Maison Goupil se voit ainsi décerner 6 médailles entre 1855 et 1893, en plus de 8 récompenses aux Expositions Internationales.