LE RESEAU INTERNATIONAL

Le printemps
d'après Pierre Auguste COT
(1837 - 1883)
Photogravure
25,3 x 15,6 cm.


L'été
d'après Frederik Hendrik KAEMMERER
(1839 - 1902)
Photogravure
29,6 x 17,1 cm.


Marchand de statuettes d'après Constant Joseph BROCHART (1816 - 1899)
Gravure d'Abel LURAT - 1875
40,5 x 57,7 cm.



Au milieu du XIXe siècle, le marché de l'Art, réservé aux ventes aux enchères et aux collectionneurs, subit de radicales transformations.
La Maison Goupil y participe activement et acquiert, dès 1841, un statut d'entreprise industrielle internationale en ouvrant des succursales à Londres, Berlin, Vienne, La Haye, Bruxelles, New-York et en Australie. Le système international de vente repose cependant sur un fonctionnement clos : l'approvisionnement en toiles, estampes et photographies est centralisé à Paris et la fabrication des images reste assurée par les ateliers de la capitale française. Le bateau de la Maison fait la liaison entre Le Havre, Londres et New-York où des hommes de confiance sont chargés de prospecter les artistes locaux et de faire prospérer la réputation de la Maison en satisfaisant les clientèles nationales : Brochart, Cot, Kaemmerer, Bouguereau enchantent les américains, alors que Chevillard a les faveurs des anglais.
Et si le goût du temps porte les collectionneurs à acheter des toiles contemporaines, l'idée prévaut surtout qu'elles finiront par égaler en valeur les "tableaux de maître" : la spéculation sur l'art deviendrait-elle aussi lucrative que la spéculation sur les valeurs boursières ?