POINTE SECHE (du latin punctus, piqué)


Vicomte de BRETTES
Henri de TOULOUSE-LAUTREC
Pointe-sèche originale,
17 x 8,7 cm.


Par ce procédé direct de gravure, l'artiste attaque le cuivre nu avec une pointe d'acier qu'il tient comme un crayon. La pointe soulève sur les bords du sillon des bourrelets de métal appelés "barbes" qui, sur l'épreuve, cernent le trait d'ombres et permettent d'obtenir de beaux noirs veloutés. Mais la pointe sèche entame moins profondément le cuivre que le burin ou l'eau-forte et la planche s'use vite ; elle ne donne qu'une trentaine d'épreuves.
Incompatible avec la reproduction industrielle des images, cette technique est peu utilisée par la Maison Goupil mais l'outil sert pour retoucher les planches de photogravure.