PHOTOGRAVURE

Les chefs-d'oeuvre de la sculpture au Musée du Louvre : Antique : Vénus d'Arles (planche no.13)
Photogravure




Mis au point par Henri Rousselon, ce procédé particulier d'impression photographique en taille-douce est appliqué massivement par Goupil & Cie dès 1873. A partir d'un moule en plomb, on réalise une épreuve métallique en cuivre. L'originalité réside dans l'obtention chimique (et non par ajout d'un solide - résine, sable ou verre pilé) d'un grain propre à retenir l'encre en vue de l'impression. La Maison Goupil garde jalousement le secret de cette technique permettant d'obtenir des épreuves d'une exceptionnelle qualité et finesse, laissant loin derrière les firmes concurrentes comme Dujardin, Braun ou Lemercier. Retouchées à la main par des graveurs, les planches photogravées sont imprimées en noir ou en couleur. Dans ce dernier cas, elles portent le nom de fac similés.

Distraction - 1908
d'après Cécil ALDIN
(né en 1870)
Photogravure
39,1 x 48 cm.



Rêverie
d'après Paul-César HELLEU
(1859 - 1927)
Photogravure - 1901
39,8 x 32,4 cm.



Des chiffres :
1871 : Tirage de 500.000 épreuves inaltérables dans les installations d'Asnières, vendues entre 100 et 200 Francs pour un tirage de 60 à 80 épreuves par jour.
1879 : Production de 480.000 cm2 de planches photogravées.
1880 : L'investissement en production de planches photogravées atteint 250.000 Francs.
1888 : Une planche qui a tiré 140.000 exemplaires peut encore servir pour 50.000.

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