LE PROCÉDÉ WOODBURY : LA PHOTOGLYPTIE


Michel-Ange Buonarroti
d'après Alexandre CABANEL
1823 -1889
Procédé Woodbury : épreuves non montées sortant de la presse,
13 x 20 cm.



Collection Moreau :
Planche XLV (45) : Buste en marbre blanc de Philippe II
d'Espagne (sculpture italienne, première moitiè du XVIe siècle)
(1859 - 1920)
ATELIER GOUPIL (?)
Épreuve photoglytique - 1871
18 x 24 cm.



En 1866, le britannique Walter-Bentley Woodbury (1834-1885) publie en France le résultat de ses travaux sur la photographie inaltérable. En 1867, Goupil rachète le droit d'exploitation exclusif du brevet mais cède à partir de 1870 des licences d'exploitation. Braun se porte acquéreur. Ce procédé, entièrement mécanique et facilement maîtrisable, demande un outillage lourd et coûteux ainsi qu'une main d'oeuvre abondante capable d'effectuer la succession des tâches : réaliser les reliefs gélatineux, les moules en plomb, monter, imprimer. En 1869, les ateliers photographiques déménagent à Asnières et la Maison acquiert sa dimension industrielle et internationale.

Nos bons curés : Une histoire amusante (no.18)
(né en 1841)
d'après Vincent Jean Baptiste CHEVILLARD
Épreuve photoglytique
carte de visite
10,5 x 6,5 cm.



Avec la photoglyptie, Goupil imprime toutes ses Séries : les tirages sont semblables par leur finesse et leur aspect à des photographies au charbon. La couleur brun-rouge domine mais il existe aussi des épreuves d'un noir très froid. Cependant, les images sont petites et esthétiquement trop proches de la photographie, le collage texte-image pour les ouvrages illustrés provoque une surépaisseur et le montage des épreuves occasionne un surcoût ; en 1888, la photoglyptie est abandonnée au profit de la photogravure et de la typogravure qui enthousiasment autant les directeurs de la Maison dont le chiffre d'affaire s'envole, que les milieux spécialisés et le grand public.

Des chiffres
1872 : 250 tirages par jour.
1880 : plus de 2.000 épreuves de tous formats (jusqu'à 30x40 cm) sont tirées par jour.