MAURICE JOYANT
1864-1930



Couverture des " Publications nouvelles de la maison Goupil & Cie, éditeurs-imprimeurs, Manzi, Joyant & Cie, éditeurs-imprimeurs, successeurs ", avril 1913
Maison Goupil & Cie,
27,5 x 19,8 cm.



Lorsqu'en 1890, il devient gérant de la galerie du 19, Boulevard Montmartre, ses directeurs lui expliquent sans ménagement ses nouvelles fonctions : il succède à une sorte de fou, Théo Van Gogh, qui a accumulé des "choses affreuses" de peintres modernes: il découvre en magasin les toiles jugées "encombrantes" de Manet, Renoir, Degas et Pissarro. Ironie du sort, Maurice Joyant poursuit pendant 3 ans l'oeuvre entreprise par Théo: il vend des oeuvres impressionnistes et organise plusieurs expositions, dont en 1893 celles de Berthe Morisot, Toulouse-Lautrec, son ami d'enfance, Charles Maurin, Alfred Sisley. Lassé de lutter pour défendre la peinture impressionniste auprès de Léon Boussod et de René Valadon, il quitte la Société en 1893, pour réapparaître en 1897 dans la Société Jean Boussod, Manzi, Joyant & Cie qui, elle, adopte une politique difficile de promotion des " artistes de demain", notamment des oeuvres de Degas. Acrobates au cirque
d'après Henri de TOULOUSE-LAUTREC
Photogravure,
24 x 18 cm.