EAU-FORTE (= acide: acide nitrique ou perchlorure de fer)

Rembrandt Van Rijn
d'après REMBRANDT VAN RIJN
(1606 - 1669)
Gravure de Charles WALTNER - 1881
50,7 x 33 cm.


Les graveurs commencent à employer cet acide au XVe siècle mais les damasquineurs arabes s'en servaient déjà au Moyen-Age pour décorer les armes. Le graveur dessine avec une pointe qui dénude le cuivre en traversant le vernis dont la plaque est recouverte, puis il plonge la planche dans un bain d'eau-forte et tous les traits sont attaqués par l'acide. Utilisée en bain, au tampon ou au pinceau, l'eau-forte permet la grisaille la plus ténue jusqu'au noir le plus profond. Aux différents stades de son travail, le graveur tire une épreuve à titre d'essai ; l'histoire d'une oeuvre se lit dans ces "états" successifs.
A la fin du XIXe siècle, l'eau-forte devient aux yeux des amateurs et du grand public une technique noble. La Maison Goupil édite alors sur de beaux papiers de nombreuses eaux-fortes d'après les maîtres anciens (Rembrandt, Vélasquez...) et modernes (Corot, Millet...), ainsi que des eaux-fortes originales de Bracquemont, Delaunay, Chialiva...

Le lion amoureux
d'après Gustave MOREAU
(1826 - 1898)
Eau-forte de Félix BRACQUEMOND
27 x 19,8 cm.