| LES COLLECTIONS MANZI Michel Manzi rassemble dans son hôtel du 20, Rue Pigalle une impressionnante collection de tableaux et d'objets d'art dont la dispersion après sa mort, en 6 ventes étalées de Mars 1919 à Décembre 1921, constitue l'une des plus importantes transactions de l'après-guerre. "Je me suis le plus possible servi de cette expression: les collections, et non la collection de Manzi, et je m'aperçois que j'ai toujours écrit: Manzi, tout court, comme on est forçé de le faire à l'égard de certaines physionomies conquérantes(...). C'est ainsi qu'il réunira des ensembles considérables, tantôt de peinture moderne, tantôt d'art japonais, à une autre période de sculpture médiévale, à une autre encore de peintres primitifs. Dès le premier aspect de la collection Manzi, ce sera donc tout un groupe de collections dont chacune suffirait pour assurer la célébrité et prouver le goût ainsi que la "main heureuse" d'un seul collectionneur, mais qui, réunies, formaient chez lui une parfaite et supérieure harmonie(...). La peinture moderne faisait l'objet de choix si expressifs quoique si divers qu'on était nullement surpris de trouver un Corot ou un Carrière dans le voisinage d'une sainte sculptée et sobrement dorée du XVème siècle, et que Lautrec et Gauguin s'entendaient à merveille avec les plus chaudes irisations d'un plat de Gubbio, la floraison des Rhodes ou l'opulent bariolage d'un magnifique plat de Moustiers ou de Rouen". (Arsène Alexandre) |