Les sujets
Pendant deux siècles et demi, les sujets du prix de Rome s'emploient
à maintenir une tradition instaurée par Poussin et
institutionnalisée par Le Brun : l'expression des sentiments et des
passions, qu'il s'agisse de l'
amour
de la colère
de l'étonnement
de la pitié
de la peur
ou du désespoir.
Grandiloquents, ils étaient tirés de la
Bible,
de la mythologie gréco-romaine
ou de l'histoire antique.
Pendant la seconde moitié du dix-neuvième siècle, les
effets purement
lumineux
ou picturaux
se substituent progressivement à l'expression des passions.
Au cours du vingtième siècle, les sujets littéraires
disparaissent, pour faire place à des thèmes
allégoriques,
ou inspirés par la
tradition picturale
ou simplement chrétienne,
Certains sujets apparurent à plusieurs reprises tout au long de
l'histoire du prix de Rome, souvent avec un
intervalle de plusieurs années
,
ce qui permet de constater l'évolution du goût.
Le traitement du sujet varie d'un artiste à l'autre, car les
élèves n'étaient pas autorisés à voir les
travaux des autres concurrents. Cependant, des points communs transparaissent,
qui trahissent le
manque d'invention
de l'enseignement conventionnel d'une époque.